Sol, lit d’aridité ,
Sec et froid à pleurer,
Au cœur de l’absurdité,
Le mépris est bien niché.
Seule et apeurée,
Recroquevillée,
Mon âme a pansé
Ses plais entrebâillées.
Support d’avidité,
Porte feuilles séchées,
Coffre fort mité,
Epris d’exister.
Etouffer l’altérité,
Sans un remord,
Plonger dans sa vérité,
Pour un record,
Triste société,
Où nul ne s’en sort,
Agite la liberté,
Ton illusoire trésor.
Fredonne l’air aimé,
Ton ultime sort.
Actionne la main armée,
Des rêves d’essors.
Si tu peux liberté,
Doigt de la mort,
Un peu te relever,
Qu’ils te croient encore.
Offrir, pour les efforts
De cette vie répétée,
Encore et encore,
Un avenir incarné.
Si tu pouvais mon amie
Ne serait-ce qu’un instant
Faire espérer en la vie
Et ce qu’elle a de plaisant
Enlevé à la nuit
L’inquiétant
Et redonner vie
Au passants
Sauce idéalisée par l’esprit
Née de l’inconstant
Donne un peu de goût à la vie
Et ses perles défilant
Le chapelet vit
La main tenue par le temps
Fait glisser les billes
Sur le filin tendu les reliant
Elles sont passées
Pour que naissent le présent
Les causalités
D’un univers s’enchaînant
Libères tes doigts de la mort
Pour t’éterniser
Croise les encore et encore
Pour exister.
Allover 2008