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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 13:10

Se taire, sur terre, et surtout ne rien dire
Car l’enfer se terre sous les soupirs.
Laisser faire la misère et se tapir,
Au creux d’hier se contenir.

Je me souviens de ce jour, où les mots sont morts,
De ce silence lourd figeant l’écho, en plein essor,
Les idées pendues à des rapports
Et l’actualité nue et retord.

Se taire, sur terre, c’est un peu mourir.
L’air solitaire n’inspire
Que des vers sans lumière ou pire,
Un téméraire empire.

Je me rappelle mes ailes,
Les rêves à la pelle,
Toutes ces dorures qui étincellent
Ces vibrations qui s’emmêlent.

Se taire sur terre, n’est que gémir
Ne sert qu’un air, dépérir
Éteindre la lumière et s’endormir
Ne sert qu’à faire des souvenirs

Se taire sur terre, par satyre,
Manquer d’air et revenir,
D’un univers que seul le désert inspire,
Faire un sanctuaire pour y refleurir.

Mais quel est cet appel qui résonne encore
Est-ce l’immortalité qui appelle en renfort
Ma volonté, mon être sans mon corps
Mes rêves imparfaits et mes remords

Se taire, sur terre, oublier de sourire
A des frères que l’espoir inspire
C’est un peu s’entretenir
Avec une histoire sans avenir.

Il faut dessiner les astres pour avoir un ciel,
Poser sa toile, même sommaire, sur le réel,
Y tracer des surfaces aux lueurs pastelles,
Donner sa préface à une beauté nouvelle.

Vers après vers, juste dire
Que se taire ne sert qu’à se maudire.
Et à laisser en jachère le vivre,
C’est de vie que l’on se prive.

Allover 2011

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 22:45

Le froid gagne et les esprits sylvestres végètent,
C’est la mort et la vie qui se jaugent, se guettent.
Drappé de blanc, un volcan assoupi s’apprête
A cracher la nuit, couvrir le jour qui s’entête.

Personne, pas de pas qui crissent, tout est lisse,
Avant que ne tonne son fracas, qu’il ne rugisse.
Son aura tellurique, vaporeux indice,
Fait prévoir un colérique feux d’artifice.

Le souffle du dragon annonce une folle fête,
Les épineux, innocents, baissent la tête.
Les plus vigoureux, droits sur la crête,
Sont aux abois et craignent pour leur faîte.

Les cieux s’assombrissent, les branches blêmissent,
Disent adieu au curieux spectacle qui s’esquisse.
Les pins, qui palissent, oublient les doux délices
De ce ciel bleu que d’acres fumées noircissent.

Ils seront endormis, quand les flammes de la bête
Sortiront de son nid, sous la blanche moquette,
Que jailliront bombes et scories, en tempête,
La braise et le feu, dans une pluie de comètes.

Sur le manteau de froid, à la virginité coquette,
La neige s’évaporera, en milles silhouettes.
Le doux cocon immaculé, à l’allure quiète,
S’embrasera sous les éclats de ces vedettes.

Et puis il reviendra le temps des fauvettes,
Un nouveau printemps, qui en prophète,
Apportera primevères et paquerettes,
Faisant oublier un hiver anachorète.

Allover 2012

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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 23:01

 D’une lune timide, aux éclats diaphanes,

Des lueurs argentines nimbent l’horizon.

Les chênes glabres veillent leurs fanes

Et l’astre candide s’accorde à la saison

 

Dans la brume fine, il diffuse ses photons,

Sur un voile d’éther, tisse sa douce trame.

L’aurore livide assiste à la triste union,

Sous les eaux frémissantes, un épithalame.

 

Un saule pleureur peiné s’incline en larmes,

Alors que ne demeure que l’émotion.

L’automne duveteux,  sous un ciel parme,

Fait ses adieux et donne l’extrême onction.

 

Les ondes qui dansent en ce frêle matin,

Une humeur violine sur velours colophane,

Forment des ronds qui s’élancent au loin,

Rumeurs chagrines aux ondulations profanes.

 

Deux destins, ombres du temps,

Contenus, par les rives et le vent,

Ceints d’une tombe d’argent,

Se sont unis, il y a un instant.

 

Sous le pont,

Sous le pont,

Il y a l’amour qui coule.

Sur le pont,

Sur le pont,

C’est le jour qui déboule

 

Allover 2011

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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 19:12

Où vas-tu, rhododendron,

Avec ton baluchon ?

Où files-tu, thuya,

Sais-tu où tu vas ?

 

Où vas-tu, petit buisson ?

Où allez-vous les joncs ?

Et toi, mimosa,

Pourquoi tu t’en vas ?

 

Les végétaux ne végètent pas,

Ils s’activent et pressent le pas,

Fuient les pluies acides, les rayons gamma,

Les terres arides, et cherchent le frima.

 

Où files-tu, chênes vert,

Avec tes glands qui trainent par terre ?

Où montes-tu, primevère,

Cherches-tu ce printemps qui t’es si cher ?

 

Où allez-vous, lilas,

Jasmins et forsythia ?

Vous deviez rester là,

Immobiles et béats.

 

Les végétaux ne végètent pas,

Ils s’activent et pressent le pas,

Nous laissent plantés là,

Abandonnés à notre climat.

 

Allover 2011

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 11:21

La bonne ne nuit à ses maitres, que quand elle dort,

Alors qu’eux, ne l’ont à la bonne que dans l’effort.

Mais la dame fuit, par les lettres, son triste sort,

Ses chaines, son entrave, ceux qui l’ignorent.

 

Son esprit libre s’envole, emportant les brimades,

Car seule, la nuit console les petites gens qui s’évadent.

Sans bruit, un livre innocent efface une vie maussade,

Le mépris des puissants s’évanouie et l’âme gambade.

 

Son imagination organise un merveilleux voyage

En un univers infini où se tissent émotions et images ;

Ses yeux suivent les lignes, lisent le message,

Reviennent et s’alignent, avant de tourner une autre page.

 

Son esprit libre s’envole et s’évade

Voyez comme il vibre, fait des vagues

Mais qui peut le suivre à ce stade

Le réel est ivre et fait des tags

 

Elle lit pour délivrer son âme,

Dans son lit, tient son sésame

Pas un livre, mille charmes

La magie au cœur d’une larme

 

Bonne nuit les enfants sages,

La bonne ne nuit  qu’à son naufrage.

Quand elle construit son ouvrage,

C’est ses ennuis qui prennent le large.

 

La bonne nuit à ses maitres, quand elle dort,

Avant, elle lie des peut-être à des métaphores.

En son cœur, en  son être, se mettent à éclore

Des lueurs, des fenêtres, dans ses yeux morts.

 

Allover 2011

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1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 17:46

Celle que j’aime, n’a rien de particulier,
Et, pourtant, je suis à ses pieds.
Elle supporte mes flemmes et fait le courrier,
Toujours volontaire et engagée.

Celle que j’aime, aime les suites de Fourier,
Pose des lemmes à mes pieds attablés,
Emporte mes thèmes, dans des airs de liberté,
M’exhorte souvent à l’écouter.

Celle que j’aime est là, à mes cotés,
Partage mes peines, ma gaieté.
Elle est aérienne, par rationalité,
Et m’aime en pleine envolée.

Celle que j’aime a la beauté
D’une gemme dont la pureté
Enseigne à l’humanité
Un peu d’humilité.

Celle que j’aime, n’a rien de particulier,
Mais toujours fidèle, je l’accompagnerai,
Même après mon trépas, pour l’éternité,
Je suivrai ses pas, serai son ombre portée.

Celle que j’aime est ma seule vérité,
Avec elle, dieu ne peut manquer.
Elle est la raison de ma suite, ma continuité,
La vie qui assiste ma géométricité.

C’est elle que j’aime et qui me fait,
Puisque, sans elle, mon être ne serait
Qu’une âme en peine esseulée,
Un anathème, une œuvre inachevée.

Celle que j’aime est souvent intimidée,
Mais elle est courage et liberté,
Ses yeux contiennent amour et réalité,
Le message qui me dit d’exister.

Celle que j’aime, je veux la chanter,
En faire des poèmes, une épopée.
Celle qui m’enseigne la volonté
De vivre pour mon humanité.

Allover 2011

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 15:40

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Jour de nuit

La furie des ondes
Crache son écume,
Et sous un ciel sombre,
Vogue ma plume.

Les ailes noires
Des oiseaux de mauvais augure,
Guident l’étendard
Du vaisseau qui file à vive allure.

Il emporte mes rêves
Et, avec eux, ma vie
Les vagues le soulèvent,
Dans le fracas et le bruit,

Brisent mes espoirs
D’être auprès de lui,
Déchirent, ce soir,
Des nuages gris.

Il vogue vers Cayenne,
Et moi, sous la pluie,
Dans une robe de peine,
Je porte son fruit.

Allover 2011

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 22:29

L’espace est mort, le temps a fini par avoir sa peau.

Il s’est bêtement confondu à la distance.

Imbu de sa prestance, il a voulu cerner son écho,

Et s’est recroquevillé dans le silence.

 

L’espace est trépassé,

Victime d’un présent trop pressé.

 En insigne, il orne le passé

De ses traces presque effacées.

 

L’espace s’est pris pour une durée,

Il a perdu sa masse et sa vérité.

Le temps, lui, est dégueulasse,

Morne comme la piété.

 

Il est mort assassiné

Par, je ne sais, quel sort, quelle idée.

 Il est mort et enterré

Dans l’instant qui s’est imposé.

 

Laps, épris d’éternité,

S’est regarder dans le miroir teinté

Et, là, s’est vu flotter,

Avant de s’arrêter.

 

L’esprit est mort, sans pensée,

Il s’est dilué dans des encore,

Des vérités qui se sont éternisées,

Des réalités que le réel ignore.

 

Le temps se détend,

L’esprit a ses bords.

L’espace est ordonné,

Et moi…

Je rêve encore.

 

Allover 2011

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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 15:57

Sur une route grise,
Où vont des tombeaux roulants,
J’eus la joie exquise,
De vous voir vêtue de blanc.

Au gré d’une brise,
Votre chevelure tissant
Les lueurs d’une lune grise
Aux reflets d’argent,

Vous vous êtes assise
Près de ma vie s’effilochant,
Vos mains indécises
Et votre regard caressant

Firent, de mes jours
S’assombrissant,
Une flambée d’amour
S’évanouissant.

Sur cette route grise, où je pris mon élan,
Vous voici conquise un temps,
Indécise, en contemplant
Ma chemise rougissant.

Et, par l’entremise
D’un suave onguent,
Vous prîtes à votre guise
Mon sang.

Sur un doute, une méprise,
Mes bras ballants,
Vous vîtes comme acquise
Ma vie s’en allant.

Vous et votre complice,
Votre amant,
Me servirent vos délices,
Cytise et chiendent.

Lui me vit mourant,
Et vous me crûtes soupirant,
La nuit concourant
A l’assise de votre bilan.


Sur les routes grises
Vont des tombeaux roulants,
J’y fis la sottise
De dormir un instant.

 

Allover 2010

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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 15:53

Assis sur sa montagne, tel un dieu aux milles reliques,

Le marchand d’exemples tissait une trame maléfique.

Il soufflait, aux quatre vents, des menaces apocalyptiques

Qui laissaient, aux passants, le goût amer du tragique.

 

Une fleur poussée, par la vie, sous ses airs hypnotiques,

Suivait la courbe solaire, en dépit de sa rhétorique,

Seule lueur à laquelle ses pétales donnaient la réplique

Par des couleurs à la nitescence galactique.

 

L’insoumise agaçait le spéculateur en casuistique,

Dont l’humeur s’enflammait à la vue des sceptiques.

Il jura, sur son mont, la mort de ce cœur agnostique,

Pour que s’éteigne sa beauté devenue anachronique.

 

Comme ses sœurs, qu’elle étouffe ses airs bucoliques,

Qu’elle vénère la grisaille par peur d’un destin tellurique,

Que ses rêves ne soient que mortels et prophétiques,

Fuyant l’enfer, qu’elle le vive sur terre par tactique.

 

Irrésistiblement attirée par la clarté de l’astre photonique,

La frêle plante se dressait, éclatante flamme exotique,

Délivrant, au monde, sa vie : une symphonie chromatique.

Apprêtée de mille coloris, elle donne au vent sa rythmique.

 

Les fleurs aux teintes grises et à la posture monastique

Relevèrent leur corolle vers cette vision mirifique.

Les rumeurs de ces saintes, éprises de son allure magnifique,

Se firent envol de pollen, floraison atavique.

 

Elles oublièrent les mornes cantiques,

Exhalèrent milles odeurs, fragrances magiques.

Les airs sont les supports artistiques

Où  leurs cœurs dansent et s’imbriquent.

 

L’orateur, sur son trône, frissonna à cet air poétique,

Oubliant ses sermons sur les jours fatidiques.

Rêveur, sous les ocres, il se changea en un être stoïque,

Humant le pollen auquel il se croyait allergique.

 

Allover 2010

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