Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
22 novembre 2007 4 22 /11 /novembre /2007 07:20
Lutte des classes, dans la grande cour du monde,
Il est, hélas, des ans et des jours de fronde,
Mouvements de masses, détournés par les songes,
Noyés dans les strass d’amours mensonges.

Je te prends tes billes
Pour te mettre hors jeu.
Attends dans le jeu de quille,
Que je vise au milieu.

Les siècles passent sans que rien ne change,
Des crevasses, des humains dans la fange,
Les autres se prélassent, certains s’arrangent,
Entassent des biens où ils se mélangent.

Un séjour aux Antilles,
Je fais ce qui me plait.
Dans la cour je brille,
Laqué pour te tromper.

La lutte des classes, en court, n’a pas de pause,
Laisse des traces et parfois implose.
Distribution de glaces pour calmer la névrose,
Le rêve efface le constat qui s’impose.

Les illusions se tortillent
Sur des écrans bleus.
Des frissons scintillent
De rêves envieux.

Les siècles passent et le destin tourne les pages,
L’argent se brasse et chacun à son étage
Retient sa place pour le concours de naufrages,
Les gens embrasent la tour des outrages.

Au fond de la cour,
La faim te tiraille,
Le violon pour sourd
Geint, et je baille.

Par la lutte des classes, le monde et ses nécroses
Se soigne, terrasse l’immonde prose,
Puis débutent les crasses, la trahison de la cause
Qui éloigne les masses par l’hypnose.

Les siècles s’écoulent
Et les classes s’alignent.
Les maîtres se défoulent
Et les faces se résignent.

Les siècles répètent les prétentions individuelles,
Je veille, en jet, sur la pression du réel.
Je manipule les concepts et les illusions irréelles,
Je paye ta fête, la lotion du sommeil.

Sans lutte des classes,
Les élèves en interrogation
Sont pris dans la nasse
Et crèvent sans aucune raison.

Luttes des classes dans la grande cour du monde,
Rangé de contrastes qui se confondent,
Tu reprends la chasse pour ton ventre qui gronde,
Et affamé de fastes, le pouvoir t’affronte.

Allover 2007
Repost 0
Published by Allover
commenter cet article
22 novembre 2007 4 22 /11 /novembre /2007 07:15

Vivre une vie d’immortel en mortel,
Refuser d’être heureux pour un mieux,
Suivre la lune fidèle dans mon ciel,
Admirer les prêtes douteux et leur dieu,
 
Trop peu pour moi, mon amour,
Ce jeu là, est bien trop lourd.
Je n’aime pas les lois et leur cour,
Si j’ai le choix je prends un détour.
 
Vivre une vie de mortel en immortel,
Risquer mes cernes, mes yeux prétentieux
Qui me délivrent mes ailes trop frêles,
L’envolée a gouverné mes cieux audacieux.
 
Ce feu de bois, mon amour,
Est pour ceux qui sont sourds.
Pour ta voie, il a pris court,
Et ces braises là sont mes atours.
 
Vivre une vie de mortel en mortel,
La fatalité fait ses adieux brumeux,
Livre, à la nuit éternelle et au gel,
La réalité qui cherche un pieu moelleux.
 
Je ne peux, tu sais mon amour,
N’être deux que pour toujours.
Et quel que soit le lieu, ou le jour,
Mes lettres bleues courent.
 
Vivre une vie d’immortel en immortel,
Oublier d’être vieux, pour tes yeux.
Etre ivre, l’esprit dans le réel éternel,
Et donner congé aux dieux soucieux.
 
Viens, mon amour,
Le fil bleuté est sans fin,
Le destin court
Pour tricoter nos demains.
 
Viens, mon amour,
L’éternité n’est pas un lien.
Les clefs du jour
Continuent de nous libérer sans fin.

Allover 2007
Repost 0
Published by Allover
commenter cet article
22 novembre 2007 4 22 /11 /novembre /2007 07:04

Clarté diaphane,
Soleil rasant,
Eclairez, l’âme
Au réveil du vent.

Souffle sur la flamme,
Caresse du temps,
Dansez pour le charme
Du soleil levant.

Rêves éveillés,
Idées virevoltantes,
Sèves éthérées,
Chantez la vie naissante.

C’est la trêve des muselés,
Que la voix héritée du silence
S’élève par les sonorités
Des idées et leurs errances.

Que la beauté se pâme,
Emerveille les passants,
Que soit oublié les drames
Qui enrayent le temps.

Que les troubles des larmes
Délaissent l’enfant,
Que ses doutes se calment,
De liesse se chargeant.

Glaive de la vérité,
A la lame tranchante,
La grève de la volonté
Est entame apaisante.

Veille de créativité,
Envolée en attente,
Déblayent du passé
Sa morosité stagnante.

Que l’air inspiré,
Trace de la vie passante,
Dans la chair blessée,
Fasse une rêverie aimante.

Que les rimes en avalanches,
Quand le cœur s’épanche,
Réaniment les ailes des anges,
De leur lueurs étranges.

Que l’inspiration
N’oublie pas d’expirer
Les émois en sons,
Ses écrits pour respirer.

Allover 2007
Repost 0
Published by Allover
commenter cet article
22 novembre 2007 4 22 /11 /novembre /2007 06:56
Et tous les soirs à vingt heures
C’est ma messe qui recommence
Je regarde mon prompteur
Et hypnotise la France

Et tous les soirs à vingt heures
Je professe pour la finance
J’interview les bonimenteurs
Et fustige l’enfance

En voulant informer le monde
J’ai réveillé la bête qui gronde
J’ai vomi ma faconde
Et envahi les ondes

Et tous les soirs à vingt heures
Je mise mon audience
Manipule le téléspectateur
Et l’abreuve de violence

Et tous les soirs à vingt heures
Je fais pencher la balance
Réveille toutes vos peurs
Et flatte la gouvernance

En voulant informer le monde
J’ai fini par lever la fronde
Et la bête immonde
a envahi les ondes

Et tous les soirs à vingt heures
Je vous impose ma présence
Distille vos malheurs
Avec une grande aisance

Et tous les soirs à vingt heures
Je jongle avec la délinquance
Vous promet l’enfer
Et crache sur l’existence

En voulant informer le monde
J’ai fini par creuser sa tombe
Les passants font des rondes
Et moi je sonde

Et tous les soirs à vingt heures
Dans votre salon, je balance
Des mots de rancœurs
Sans indécence

Et tous les soirs à vingt heures
C’est calculé à l’avance
Un arôme de fraîcheur
Avec un goût rance

En voulant informer le monde
J’ai réveillé ce qui le ronge
La haine vous inonde
Mes éponges

Et tous les soirs à vingt heures
Pas de raté dans ma transe
Je n’ai pas de cœur
C’est ma compétence

Et tous les soirs à vingt heures
C’est moi qui mène la danse
Je suis le roi des menteurs
Depuis l’enfance

En voulant informer le monde
J’ai réussi a déformer ses songes
Ses démons qui abondent
Le rongent

Et tous les soirs vers 21 heures
Mon inconscience
N’est que pleurs…
Telle est ma repentance

Allover 2006
Repost 0
Published by Allover
commenter cet article
22 novembre 2007 4 22 /11 /novembre /2007 06:54

La poésie ne sert à rien,
Mais elle sert tant de gens.
Les écrits font les liens
Qui libèrent un instant.

Les rimes faites de ma vie
N’ont aucune utilité,
Comptines dans la nuit,
Déprimes en maturité.

La poésie est sans valeur
Pour les amoureux de l’argent.
Sans prix pour les cœurs,
Elle est recours pour les amants

Les rimes s’apprêtent la nuit,
Belles et maquillées,
Sublimes se jettent sans bruit,
Leurs ailes déployées.

La poésie, c’est de l’aérien,
De l’inutile et du vent.
Elle frémit en l’humain
Et vit par le sentiment.

En intime requête de l’esprit,
Dentelle formalisée,
S’escrime et jète un défit
Aux voyelles effacées.

La poésie naît de l’humeur
Et ne maîtrise aucun élément.
Du senti juste en rumeur,
Elle est éprise au présent.

Infime et discrète, elle convie
Les âmes à s’élever
Vers les cimes faites d’envies,
De flammes étouffées.

La poésie borde les destins,
Met du subtile dans les errements
Ecrits qui s’accordent au divin
Pour que jubilent les arguments.

Les rimes sont faites d’infini,
Courtisanes ou fées,
Lignes abstraites en symphonie,
Arcanes de la beauté.

La poésie, c’est de la candeur
Qui nous autorise à rester enfants,
Des fruits qui restent en fleur,
Une douce brise nous caressant.

La poésie ne sert à rien,
Fragile pétale de nos tourments,
Acrimonie aux airs sibyllins,
Fertile dédale de nos atermoiements.

Elle ne sert à rien,
La poésie est une lueur.
Ni mal ni bien,
Elle adoucit ce qui meure.

Allover 2007
Repost 0
Published by Allover
commenter cet article
22 novembre 2007 4 22 /11 /novembre /2007 06:49
Le vent soufflait son air à mes oreilles
Les arbres défilaient en rangs séquentiels
Le temps m’a dépassé pour dresser un écueil
Et mon âme, sans corps, a filé vers son ciel

Vitesse et griserie de la vie
Altesse infinie du subit
Détresse du défi, une nuit
Sécheresse du sursit qui finit

L’étant soumet ses fers au virtuel
Mes larmes s’alignaient au cou des belles
Mon printemps est désert de sel
Mes charmes pendaient au clou du réel

Agoraphobie, trop de monde dans la vie
Mon corps a remis les clefs à son esprit
Alors que je gémis, mes ondes et mes envies
Déplorent le mépris du prédéfini

Les instants d’après la terre originelle
Réclament que je me signe et pose ma stèle
Les présents de l’éther sont irréels
Drames qui dessinent ma pause éternelle

Allover 2007
Repost 0
Published by Allover
commenter cet article
19 novembre 2007 1 19 /11 /novembre /2007 21:25
 
J’ai oublié de t’écrire des mots de vie.
Voilà que tu m’ignores, voici que tu me fuis.
De prime abord mes textes sont mièvres et gris,
Peut être ai-je tord de déranger tes nuits ?
 
Je ne sais d’où me viens ce regard 
enchanté, encore, d’être là si tard ?
Des airs embrumés de ma mémoire
Ou des désaccords de mon histoire ?
 
Je sais que j’ai tord et que je t’ennuie.
Mais j’ai oublié de te dire ma vie,
ce qui me dévore et mène mon sursis,
tous mes trésors et mon infini.
 
Ce mouvement perpétuel aux milles égards,
entre deux terres aux rituels sensibles aux écarts,
qui s’accélère, cruel, et file vers mon départ,
aura mené mes airs éternels vers tes espoirs.
 
J’ai oublié de t’écrire des mots de vie.
Ces mots que l’on fait quand on a envie
d’un écho, d’un sourire ou d’une amie
Sans en faire trop, juste un soupir qui trahit
 
Ce sentiment qui flotte dans le soir,
cet attachement qui trotte dans nos mémoires,
font de l’étant qui tricote notre histoire
un petit instant où les autres sont bien épars
 
Je sais que j’ai tord, et que je t’ennuie.
Mais j’ai oublié de te donner envie
de mes rimes qui effacent les soucis
Qui dérident, hélas… c’est juste un sursis
 
Il faudra bien que tu me reviennes
Je suivrai tes pas et ton ombre sera la mienne
Ta croix et toutes tes peines
Je les porterai avec toi, elles seront nos chaînes
 
Je voulais juste te raconter notre vie
Il n’y a pas d’amour sans soucis
C’est de la passion que naît le fruit,
même quand de raison, elle s’habille
 
Cette émotion déroutante et ancienne
rend ma chanson envoûtante mais vaine
Mes allusions pédantes sont tes gênes
Ces sons chantent nos cœurs qui s’aiment
 
Mais quel est donc ce conflit,
dans nos têtes et dans nos vies ?
Mes vœux tissent notre infini
et tes yeux glissent sur mes écrits
 
J’ai oublié de t’écrire des mots de vie
Voilà que je recommence, voici que je poursuis
Je chante ton absence et j’en fait des fruits
et mon adolescence retrouve ses yeux de vie
 
Mais quelle est donc cette litanie
qui fait des fêtes de nos nuits
Au milieu, il y a nos esprits
Mais nos êtres qui s'en soucie...

Allover 2007
Repost 0
Published by Allover
commenter cet article
15 novembre 2007 4 15 /11 /novembre /2007 21:06
Mots

Mots motorisés,
Ou mots modulés,
Mots modèles,
Ou mots mortels,
Mots modérés,
Ou mots maugréés,
Mots moratoires,
Ou hémorragie de mots ?

Maux

Maux sous les mots,
Motion des mots,
L’émotion en démo
Fait des mots, des maux.

Mots

Mots morbides,
Ou mots morphines,
Mots sordides,
Ou mots aux corps vides,
Mots modernes,
Ou mots modérant,
Mots lanternes,
Ou mots errants,

Maux

Maudits maux,
Dits dans les mots,
Maux palots,
Ou maux dits tout haut.

Mots

Mots moqueurs,
Ou mots cajoleurs,
Mots moteurs,
Ou mots trop joueurs,
Mots menteurs,
Ou mots baroudeurs,
Mots censeurs,
Ou mots qui meurent,

Maux

Maux sans mots,
Maux sans émaux,
Maux sans peau,
Maux dans l’étau.

Mots

Mots mohair,
Ou mots déserts ,
Mots moléculaires,
Ou mots sans airs,
Mots halos,
Ou mots lourdauds,
Mots à l’eau,
Ou mots à court d’eau,

Maux

Maux mystères,
Maux de misère,
Maux éclairs,
Maux pas clairs.

Mots

Mots de dévots,
Ou mots de veaux,
Mots de prévôts,
Mot qui prévaut,
Mots monarques,
Ou mots mollassons,
Mots patraques,
Ou mots polissons,

Maux

Maux fardeaux,
Mots radeaux,
Maux cœur gros,
Mots perdreaux.

Mots et maux
Mobilisent le beau,
Mots et maux
Exquis écho.

Allover 2007

Repost 0
Published by Allover
commenter cet article
14 novembre 2007 3 14 /11 /novembre /2007 00:46

Les prophètes professaient
Le châtiment en guise de caresse,
Le port de tête rabaissé,
Un assentiment à la détresse.

Les épaules affaissées,
Sous les regards qui oppressent,
A l’école des camouflets,
Les soudards mènent la messe.
 
Tu as traversé la fenêtre,
Les yeux plongés ailleurs.
Tu regardais tes maîtres
Anxieux, trier leurs peurs.
 
Les étages et leurs filets
Ne pouvait contenir le rêveur,
Au passage d’un exposé,
Tu te vois sortir des rumeurs.
 
Les prêtres rôtissaient
Les brebis qui paissent
Les peut-êtres de l’esprit athée
Pour la vie sans compresse.
 
Le doute hospitalisé
Pour que ses envies baissent.
La route est balisée
Pour un avenir de tristesse.
 
Tu volais d’idée en concept,
Survolant le monde et ses lueurs.
Au sol criaient, les exégètes
Menaçant d’un sort de malheur.
 
Des nuages pleuvaient
Des pavés souvenirs d’erreur.
Dans le sillage des divinités,
Pleuraient les soupirs en chœur.
 
Les anges n’apparaissaient
Que tenus en laisse.
Les mésanges angoissées
étaient nues à confesse.
 
Les rêves des divinités
faits de limites et faiblesse
Ne révèlent que l’âpreté
Et un cynisme qui blesse.
 
Tu frôles les histoires contrefaites.
Au confluant des odes au seigneur,
S’affole la vérité qui perd la tête,
Rechantant la mort avant la lueur.
 
Que de pages tournées,
Sans oublier le pire des prêcheurs,
Les orages de méchanceté,
Pour qui ne voulait offrir son cœur.

Allover 2007
Repost 0
Published by Allover
commenter cet article
13 novembre 2007 2 13 /11 /novembre /2007 07:24

Je ne suis personne ce soir,
Une ombre dans ta mémoire,
Tu n’aimais pas l’espoir.
Tes peurs d’être en retard
Signent par cet ultime départ
L’oublie de notre histoire.

Tu replies mon souvenir
Et l’enfouies dans ton ire,
Tu gémies pour me dire
Que de moi reste le pire.
Et tu réécris notre devenir
Sur la page des soupirs.

Je reste le rêveur au noir
Qui désespère de te revoir.
Alors que j’erre et m’égare,
Tu reconstruits ton regard.
J’ai remis nos aux revoirs
A Dieu et son purgatoire.

Pour que tu puisses partir,
Je t’ai laissée me salir.
Tu n’avais, pour me maudire,
Nul besoin de m’avilir.
De ta vie, j’aurai pu sortir
Sans que tu ais à me haïr.

Maintenant, il est trop tard,
Tu n’as plus aucun égard
Pour ton amant qui chavire
Faute d’avoir pu te ravir.
Tu ne sors pas le mouchoir
Et déserte le quai de gare.

Enfin, tu as réussi à me fuir,
Et je reste épris à en mourir.
Rouge sang, mes espoirs
N’ont plus d’élan, ce soir.
Il ne me reste qu’à te dire
Que je t’aime à en finir.

Allover 2007

Repost 0
Published by Allover
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Allover
  • : Quelques mots qui riment...
  • Contact

Recherche

Liens