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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 23:37

Les mots sont tous dangereux

 Ils touchent au cœur, ils touchent à l’âme

Qu’ils s’habillent de sons mielleux

Où qu’ils pleurent à vous tirer les larmes

 

Les mots sont malicieux

Qu’ils soient souffle d’humeur ou cryptogramme

Ils s’adonnent à des jeux

Où ils se travestissent et s’amalgament

 

Souvent les mots disent plus qu’eux

Jonglant avec les thèmes

Qu’ils soient avec ou sans enjeu

Ils se font en phonèmes

 

Les mots ont des reflets bleus

Qui se tissent en poèmes

Des ondes qu’on lance aux cieux

Des soupirs que l’on sème

 

Les mots sont tous dangereux

Qu’ils soient murmures ou qu’on les déclame

Ils sont toujours sérieux

Quel que soient leur allure et leur charme

 

Certains mots qu’on dit creux

Toujours conforment au désir du quidam

Sont moins vains que soucieux

De l’amour qui réchauffe le macadam

 

Car les mots sont précieux  

Surtout lorsqu’ils disent je t’aime

Sans corps et en mille lieux

Jouent de beaux airs de bohème

 

Hélas nos maudits yeux

Ne font qu’entrevoir la scène

D’une voix qui se meut

Des  mots qui s’étreignent

 

Mais les mots sont adieux

Ils laissent des vagues à l’âme

Des lueurs dans les yeux

Et même parfois des larmes.

 

Allover 2010

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 20:18
 Assis sur un banc de banlieue 
 L’esprit voguant dans les cieux 
 Au dessus du monde qui gronde 
 Maudissant d’anciens dieux 
   
 Je n’étais à ce moment là personne 
 Pour ceux dont les choix bétonnent 
 La destiné de gens las qu’on empaume 
 Par la peur, l’effroi et des psaumes 
   
 Dans une cité grise, vile hors de la ville, 
 Juste une méprise pour de séniles conciles 
 Je vis sans espoir d’une lueur à venir 
 Une nuit sans phare où se perdent mes désirs 
   
 Je n’étais à ce moment là personne 
 Un anonyme atome 
 Posé en un endroit où le néant actionne 
 La pantomime du fantôme 
   
 Assis sur un banc de banlieue 
 Le corps jeune et le cœur vieux 
 La vie me susurrant un vil futur 
 Un sort mis en scène sans allure 
   
 Je n’étais à ce moment-là personne 
 Dans les dédales froids de Babylone 
 Où pour des voix l’élite fanfaronne 
 Me montre du doigt et m’arraisonne 
   
 Assis sur un banc de banlieue 
 Ravi par un temps bien curieux 
 Des nuages épars cachent la lune 
 Présagent dans le noir, l’infortune 
   
 Je n’étais à ce moment-là personne 
 Au bas des tours qui me cantonnent 
 M’entourent et m’emprisonnent 
 Me laissant rêver là sur mon trône 
   
 Assis sur un banc de banlieue 
 La tête tournée vers les cieux 
 La pluie en présent malicieux 
 Et un trou entre les deux yeux. 
   
 Allover 2010 
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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 20:17

Je ne sais pas pourquoi, ce monde est aussi las,

Ni ce qui fait qu’il se noie.

Mais ce que j’y vois, c’est beaucoup d’effroi,

Comme s’il n’avait plus le choix.

 

Mais je dois, quand même, me lever le matin,

Me laver les dents, et nourrir mon bambin.

Et je dois quand même aller au turbin

Si possible sourire à des gens hautains

 

Je ne sais pas pourquoi ils se sentent à l’étroit

Et se libèrent par de nouvelles lois

Tout ce désarroi dont ils sont les proies

Est-il fait des rêves d’autrefois

 

Et je dois quand même courir vers mon train

Rattraper le jour qui s’éteint

Et je dois quand même donner au destin

Ne serait-ce qu’un bout de pain

 

Je ne sais pourquoi ils sont tous si froids

Résignés et sans voix

Etouffé par leurs émois, attendant l’au-delà,

Sur le passé ils larmoient

 

Et je dois quand même donner à mon gamin

L’envie d’aller vers demain

Me battre pour qu’il aime la vie et les humains

Qu’il s’oublie pour son prochain

 

Je ne sais pourquoi, eternels, ils se voient

Troublés par leur trépas

Ils s’accrochent à ce qui ne tient pas

Le passé qui les oubliera

 

Et je dois quand même saluer mon voisin

Qui fait semblant de regarder au loin

Et je dois quand même caresser mon chien

Pour toucher la vie de mes mains

 

Je ne sais pourquoi ils craignent les pas

De l’enfant qui les remplacera

Ils voudraient qu’il soit grand sans la joie

Remettent l’innocence en débat

 

Et je dois quand même rassurer mon bambin

Sur le fait que la nuit va-et-vient

Que d’elle nait la clarté qui nous étreint

Que l’infini voit jour en son sein

 

Je ne sais pourquoi ils ne se rappellent pas

Ce temps où ils n’avaient pas le choix

Lorsqu’ils regardaient le monde d’en bas

Quand ils lui tendaient les bras

 

Et je dois quand même dire à mon chérubin

Que je le tiens par la main

Et que quoi qu’il arrive tout ira très bien

A deux mains.

 

Allover 2010

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 20:15

Le ciel est tombé,

Là, à mes pieds.

Les étoiles brillantes,

Les planètes hâlées,

 

Les voies lactées,

Les comètes pressées,

Posées éclatantes,

Sous l’infini dénudé.

 

Le ciel est tombé.

La nuit délaissée,

En amante éplorée,

S’est mise à pleurer.

 

 Mais où êtes vous passés,

Douces lueurs éthérées ?

Sans sa robe étincelante,

La sorgue est endeuillée.

 

Le ciel est tombé,

Comme soufflé par l’éternité,

Ses éclats effacés,

N’ont laissés qu’un sombre drapé

 

Les pulsars agités,

Les trous noirs affamés

Se sont décrochés

De la céleste obscurité

 

Les galaxies bleutées

Les quasars courroucés

Se sont affalés

Sur mes souliers cirés

 

Le ciel est tombé

Sans espoir de se relever

Et un soir d’été

Tes yeux se sont fermés

 

Allover 2010

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 16:50

Je ne suis pas un animal de zoo,

Et surtout ne me traitez pas de génie.

Je préfère les chiffres aux mots,

Et me fout de vos lauriers que je fuis.

 

Si j’aime les défis de la logique,

Résoudre d’impossibles produits,

C’est que les dilemmes algorithmiques

Sont amours irrépressibles de ma vie.

 

Poincaré et sa conjecture

Ont torturé mes jours et mes nuits.

Comment, de formes sans allure,

Faire une sphère aux contours arrondis ?

 

Seul face à l’homéomorphie hyper sphérique,

Questionnant l’infini que l’esprit complique,

Sur les traces d’une géométrie excentrique,

Mes instants, sans répit,furent quête chaotique.

 

Et je vous le dis moi, Perelman Grigori,

Je préfère ma table, ma chaise et mon lit,

Dans ce taudis où avec ma mère je vis,

A vos airs affables et votre médaille qui luit.

 

Je ne suis pas une bête de foire,

Et refuse de participer à votre comédie.

Mon esprit n’a que faire de vos dollars,

Et récuse votre société et votre économie.

 

Si je m’adonne aux jeux mathématiques,

Ce n’est pas pour recevoir vos prix,

Ni pour que claironne vos airs médiatiques

Pour lesquels je n’ai que mépris.

 

Allover 2010

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 21:38

Je suis parti, il y a bien longtemps

Errant en quête de contours

J’ai suivi la route des quatre vents

Pris mille et un détours

 

J’ai contourné mon destin,

Plongé dans les abîmes du cérébral,

Me suis envolé vers l’incertain,

Toujours anonyme, infinitésimal.

 

J’ai fait du doute mon bien.

Les vérités qui friment et s’étalent,

En déroute, sortent leurs chiens

Et sans siller répriment l’original

 

La mort qui nous terrifie tant

Arrive-t-elle à voir

Dans les corps inertes des gens

Tous leurs pouvoirs

 

Les clauses du présent

Peuvent-elles surseoir

A nos questionnements

A nos espoirs.

 

Allover 2010

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 21:36

Je suis parti il y a bien longtemps

Vers l’aube, voguant toujours à contre jour

Tout en remontant le chemin du temps

Je fus l’homme qui court trottant à rebours

 

Mon errance croisa la tournée du divin

Je fis mine de ne pas avoir mal

La croyance est passée voir mon prochain

L’a examiné et orné de son voile

 

Et dans ses yeux sans prunelle

Des vérités aux réalités fatales

Des dieux qui font étincelles

Pour mieux effacer son éclat vital

 

Quand s’achèvent les instants

Etalés dans un long couloir

Est-ce que la trêve du temps

Fait le monde moins blafard

 

Quand l’univers se détend

Au delà du miroir

La lumière du pénitent

Le rend-elle moins noir ?

 

Allover 2010

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 21:32

Je suis parti, il y a bien longtemps

De l’endroit qui avait vu naitre l’amour

Soucieux du devenir de ses enfants

J’ai pris la voie qui mène où va leur cour

 

Sur ma route, j’ai croisé des humains

Rangés en ligne pour le départ

Ils étaient entravés par des liens

Et portaient l’intime, en étendard

 

Ils me tendaient les mains

Pour que je dessine leur mémoire

Mais moi, je n’y pouvais rien

Mes doigts gourds étant sans pouvoir

 

Tous ces corps frissonnants

Enveloppés de moire

Arboraient des présents

En quête d’histoire

 

Les cœurs dérivants

Avec toutes leurs amarres

Effleurent-ils le temps

Avant de le laisser choir ?

 

Allover 2010

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 21:27

Je suis parti, il y a bien longtemps

De la limite entre la nuit et le jour

Et depuis les sources de l’orient

Je palpite à l’idée de voir vos contours

 

En venant à la croisée des chemins,

J’ai cherché un signe, une étoile.

Et alors que je n’étais qu’un gamin

Chantant des comptines bancales,

 

Entre deux ritournelles,

Les années se faisaient la malle

Pour ces cieux irréels,

Où mes idées allaient en cavale.

 

Tous ces rêves d’enfants

Qui filent quelque part

Grèvent-ils notre temps

Dans ce qu’il a de rare ?

 

Tous ces airs charmants

Qui fardent l’espoir

Servent –ils de gants

A nos cauchemars ?

 

Allover 2010

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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 23:49

 

La ronde des évènements est, bien souvent, chaotique.

Avec ou sans discernement, elle défie la logique.

On espère avoir le temps, maitrisant le présent et ses suites,

On attend le soleil levant, et c’est un nuage qui se précipite.

 

Voici que se lève le vent, que les arbres les plus sages agitent

Leur branchage changeant, en pluie de lumière, la lueur du zénith.

Les gouttes, sur leurs chuchotements, tombent et crépitent,

Leur feuillage se plombant plie sous un ciel à l’humeur graphite.

 

Quand se déchainent les éléments, le cœur du badaud palpite,

Et ses yeux dégoulinants cherchent un repli stratégique.

Mais la plaine devant n’offre aucun lieu pour qu’il s’abrite,

Alors ses pas, jadis lents, entament une course frénétique.

 

Le monde est vraiment surprenant et erratique,

On croie avoir le temps, et c’est l’espace qui s’effrite.

Trempé et ruisselant, maudissant cette gymnastique,

On fait face au mauvais temps, lassé de la fuite.

 

La course se fait sans élan, les foulées moins rapides,

Le cœur ralentissant retrouve sa paix, sa rythmique.

Et quand le jour perce le carcan de la sombre égide,

L’humeur du passant se découvre euphémique.

 

Des trombes d’avant, il ne reste qu’une fable fatidique.

Le comble du temps est qu’il n’existe que par ses rides.

C’est ainsi que les innocents écrivent la chronique

Des eaux ruisselant sur la piste d’une vie impavide.

 

Allover 2010

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