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6 janvier 2008 7 06 /01 /janvier /2008 21:40
Je vole aux pauvres pour donner aux riches,
Protège le capital par un bouclier fiscal.
Mon rôle de fauve qui m’a porté à l’affiche
Est un piège fatal pour la solidarité sociale.
 
Toi le malade, je te condamne à avoir faim,
Mange ma salade et tu seras mort demain.
Mon accolade a le charme qui fera ta fin,
Etrange façade où le froid est souverain.
 
Je convole aux antipodes avec une pouliche
Dans un manège royal qui me fait génial.
Je m’envole et fraude et m’en contrefiche,
C’est le privilège légal de ceux qui mènent le bal.
 
Toi le vieillard, tu as travaillé pour rien,
Et ce soir tu dois payer pour voir quelqu’un.
L’histoire devait améliorer ton destin,
Tu t’es fait avoir puisque tu m’as fait suzerain.
 
Je trompe et isole grâce aux journalistes
Les élans de morale antilibérale.
Les pontes m’épaulent face aux humanistes,
Mon temps régale les multinationales.
 
Toi, l’ouvrier qui trimait pour le châtelain,
Tu rêvais de trouver du temps pour les tiens.
Je t’ai apporté la peur d’un futur incertain,
Obligé d’œuvrer pour enrichir les mondains.
 
Je contrôle que l’obole ira à mes acolytes,
Que le cortège commensal à l’esprit vénal
Ait le pactole du formol de ma conduite,
Mon siège féodal ne peut être que partial.
 
Toi le votant, toi le citoyen
Te voilà à présent sans rien.
Moi, je m’en lave les mains
En président du dédain.
 
Allover 2008
 

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6 janvier 2008 7 06 /01 /janvier /2008 13:14
Ils viennent et s’en vont, sans mot dire,
Eteignent leurs frissons, laissent un soupir.
Les amis du vent n’ont pas d’explication,
Leurs avis n’ont qu’un temps et s’en vont.
 
Ils se plaignent et pleurent pour faire frémir
Les aériennes humeurs qu’ils laissent gémir.
Les amis du vent cherchent la consolation,
Leurs envies hélant la compassion.
 
Ils pensent que son air ne peut souffrir,
Qu’ils peuvent se taire et le laisser mourir,
Que leur absence lui fait des souvenirs
Qui l’émeuvent sans le ternir.
 
Pris un instant au léger jeu des sourires
Qui ont fait les élans de zéphyr,
Ces amis n’ont qu’un temps sans avenir,
Un présent condamner à finir.
 
Les amis du vent ne sont que passion,
Des feux construisant sa prison,
Des militants de l’éternelle illusion,
Qui prennent son élan et s’en vont.
 
Ces amis d’un temps font sa désolation,
L’oublie du mouvement, de l’agitation,
La nuit, une nouvelle ère de glaciation
Et la vie n’est plus de saison.
 
Il ne trouve plus le voilage d’avant pour couvrir
Ce frémissement qu’il ne peut contenir.
Il souffle sur le visage du temps pour le retenir
Mais il sent que son air ne peut que faiblir.
 
Les amis du vent s’en vont discrètement,
Ne laissant que confusion en l’autan.
Les alizés d’antan aux tourbillons entraînants
Sont distants de l’aquilon sans chant.
 

Allover 2008

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5 janvier 2008 6 05 /01 /janvier /2008 01:21
Des rayons orangés nés d’un soleil rouge
Caressaient les corps tuméfiés.
Tous sont allongés et personne ne bouge,
La mort continue de faucher.
 
Un vent frais soufflait les vies une à une,
Faisant danser les oriflammes.
Au petit jour, blêmissait la lune brune,
Outrée d’assister à ce drame.
 
Un nuage ému s’est mis à pleurer
Sur les amas de chairs écarlates.
Un page déçu finit d’agoniser,
Alors qu’au loin, un éclair éclate.
 
Un ciel bouillonnant de colère
Commençait à saluer les guerriers.
Le rimmel sanglant des guerres
S’écoulait au milieu de la vallée.
 
Hagards, les vautours
En ont perdu l’appétit.
Leur regard sont lourds,
Venus juste par dépit.
 
Le merle refuse de chanter
Et s’envole, en larmes.
Ses perles accusent l’humanité
De n’avoir pas de charme.
 
Combien de nuit et de jours
Avait duré le fracas des armes ?
Combien de cris , d’au secours
Avaient fait trembler d’effroi les arbres ?
 
La rosée, sur le sang coagulant,
Se permettait de jouer des reflets.
Les gouttes de pluie, tout en s’y mêlant,
Réveillaient les plaies par de rouges saignées.
 
Un corps sans tête et aux bras ballants,
Accroché par une lance à un chêne,
Un héros vedette, un roi vaillant,
Se rappelle que la puissance est vaine.
 
Les gémissements des guerriers valeureux
Se taisent pour laisser place aux larmes.
Les combattants enragés sont silencieux.
Sur la glaise trempée, passent les âmes
 
Alors que s’attarde ce lendemain de bataille
Et que s’effacent les mobiles de la violence,
Elle regarde les chiens fouiller les entrailles,
La mort est lasse de cette futile engeance.
 
Tout cela pour les charmes d’une divinité
Qui clamait le règne de l’amour quitte à tuer
Tout cela pour que les armes d’une royauté
Puissent conter qu’un jour elle fût ensanglantée.
 
Rappelles toi le bruit des larmes,
Qui ruisselèrent préparant les cadavres.
Souviens toi du bruit des larmes
Qui coulèrent avant le sang des braves.
 

Allover 2007

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4 janvier 2008 5 04 /01 /janvier /2008 19:56
 
Vœux de bonheur et de santé,
Que les meilleurs te soient réservés.
Vœux de douceur et de gaieté,
Qu’ils fassent que ton cœur soit léger.
 
En 2008, tu oublieras les peines passées,
Les chemins sans suite que tu as abandonné,
Les voix maudites qui gémissaient
Que demain n’abritait pas de nouveauté.
 
Vœux de chaleur et d’amitié,
Que tes heures ne soient que félicité.
Vœux de fraîcheur et de beauté,
Que les fleurs soient intimidées.
 
En 2008, tu auras les rennes de la vitalité,
Un destin que tu mèneras pour te réaliser.
Le mal te quittera sans même te lasser,
Et plus rien ne te gênera pour exister.
 
Vœux de bonheur, vœux de santé,
Que ta lueur continue d’éclairer.
Vœux de douceur, vœux de gaieté
Que tes humeurs soient enjouées.
 
Allover 2008
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31 décembre 2007 1 31 /12 /décembre /2007 14:08
 
Que veux tu faire, quand tu seras grand ?
Quelle carrière, veux –tu mon enfant ?
La vie est si chère, maintenant,
Que tu devras vendre ton temps.
 
Je veux devenir poète et rêveur,
Pour repeindre le monde autrement,
Dessiner des sourires sur les peurs,
Pour étreindre le cœur des pauvre gens.
 
Quelle drôle d’affaire, petit garnement,
Pour quel salaire, quels émoluments ?
En trouvère, tu n’auras pas d’argent,
Et il te faudra vendre ton temps.
 
Je veux être gardien de phare,
Pour regarder l’océan,
Et pouvoir veiller très tard,
Pour sauver des gens.
 
Tu me désespères, petit insouciant,
Ils sont tous à terre dans des bâtiments,
Car la terre est en mouvement,
Il n’arrivent plus à vendre leur temps.
 
Je pourrai peut-être être agriculteur,
Arroser la terre de mon sang,
Pour y faire naître mille fleurs
Et nourrir les gens.
 
Ecoute ton père, tu es inconscient,
Les gens ne mangent que des médicaments.
Il n’y a plus de terre pour les paysans,
Qui sont indigents et bradent leur temps.
 
Je veux être un philanthrope voleur,
Dérober aux méchants
Et distribuer, aux pauvres trimeurs,
Un peu de temps.
 
C’est le contraire qui a court, à présent.
Sois du côté des puissants.
Pour cela appuies-toi sur le dos des gens
Et achètes leur temps.
 
Je ne veux pas être grand et sans cœur,
Cultiver les peines d’une vie moribonde.
Je veux rester enfant et sans compteur
Qui égrène pour l’argent mes secondes.
 
Ceci enterre tous ce que je t’ai appris,
La générosité et la foi en l’humanité.
Tes frères vont essayer d’acheter ta vie,
L’avidité fait loi dans cette réalité.
 
Alors père, je veux être résistant,
Pour que mon rêve d’enfant
Ne sois pas mis aux enchères du temps,
En attendant que s’éveillent les gens.
 
Allover 2007
 
 
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29 décembre 2007 6 29 /12 /décembre /2007 12:11
 
Il paraît qu’il faut faire court, être synthétique
Ne pas être trop lourd, paraître sympathique
Mes vers sont sans contour et ils sont élastiques
Mes airs sont amour mais parfois sont arsenic
 
Je n’aime pas les normes alors je fuis les standards
Ils sont trop conformes et soulignent mes écarts
Je hais les étalonnages, leur courbe normale
Ils ne présagent par leur contour que du banal
 
Je ne veux être bâillonner par aucun rituel
Et laisser mes lettres foisonner dans ma cervelle
Sans prétention, j’aime les avis même cruels
J’y fais attention sans être sous leur tutelle
 
Je ne cherche pas à plaire par de belles images
S’il y a des brèches dans mes airs et des nuages
Dans le ciel gris où errent mes vagabondages
C’est le rappel de mon être et son apanage
 
Je ne veux pas de lauriers, ni de grande gloire
Loin de moi l’idée d’être aduler ou être star
Juste partager ce que m’inspire mon histoire
Je vais du passé vers l’avenir, sans fanfare
 
Je ne sais si mes arguments sont poésie
Si mes chants lancinants ont la bonne mélodie
Mais de mon frêle étant jaillissent mes écrits
Même décevants par leurs formes, ils sont mes cris. 
Allover 2007
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27 décembre 2007 4 27 /12 /décembre /2007 22:44

2007 prend fin à pas feutrés,

Dans le silence et la solitude.
La tête entre les mains lovée,
Recense ses incertitudes.
 
La fête va encore une fois s’achever,
Sur la danse de l’incomplétude.
Les vedettes arboreront leurs regards lassés,
Et la fragrance de l’habitude.
 
Il se répète au fil des années,
Toujours à la même cadence,
Cet amer goût d’inachevé
Qui couvre l’existence.
 
Les restes de l’année s’achèvent
En ce jour de transparence.
Dans la tête posée s’élèvent
De sourdes résonances.
 
C’est la retraite des flammes et du strass.
Soleil et lune coexistent.
Les silhouettes diaphanes s’effacent
Une à une, sur la piste.
 
Elle tourne au rythme des années,
Parfois très vite,
Ou fait mine de s’arrêter,
Repassant son disque.
 
D’autres contours vont s’illuminer.
Encore une fois, la suite
Vient de terminer son arrêt,
Et voici 2008.
 
Allover 2007
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27 décembre 2007 4 27 /12 /décembre /2007 07:22

Tapis dans l’univers, il est des corps invisibles
Qui absorbent la lumière et dévorent le perceptible.
Primordiaux, ils sont les enfants du big-bang,
Echos de l’infini grandissant lorsqu’il tangue.
 
Au sein des amas globulaires, ils sont plus massifs.
Leur naissance est un mystère, ici règne l’intensif.
Une folle concentration de matière en ces points,
Ultime gravitation stellaire que tu ne vois point.
 
Lourds tels des millions de soleil, dans un petit espace,
Le jour n’est qu’une notion irréelle qu’ils effacent.
Nés des naines blanches en effondrement gravitationnel,
De la densité, ils sont la revanche, les éléments universels.
 
Au delà de l’horizon des évènements, point de retour,
Distorsion de l’espace et du temps, la courbure infinie,
Là bas, en prison, seul le rayonnement X tient discours.
La tension tasse les éléments au cœur obscur des galaxies.
 
La matière dense et immobile, dans trous noirs, se concentre.
L’univers en résonance contient les quasars en son ventre.
La terre et son poids serait dans une bille de deux centimètre.
Des super novas qui scintillent naissent ces dieux des ténèbres.
 
Allover 2007
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21 décembre 2007 5 21 /12 /décembre /2007 07:04
 
J’ai voulu offrir à cette mystérieuse plante
Un bouquet de mots et les frissons de ma vie
J’ai cueilli la douceur dans ses yeux d’atlante
quelques brins de crainte et juste un soupçon de nuit
 
Ma composition accompagna la turbulence
Des salons pleins de solitude et de cris
Mon fol espoir est son sourire, sa présence
Chez les turbulents enfants au cœur de minuit
 
Elle ne comprit pas ma muse étincelante
La claire voyance de cette douce offrande
Ma fleur trembla, se troubla de ma romance
 
La belle fit de mes maux amers une féerie
Une fine pluie de mots aux couleurs infinies
Qui emplit de tendresse ma frêle existence.
 
Allover 2006
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20 décembre 2007 4 20 /12 /décembre /2007 07:26
Une corneille, dans la plus haute tour du château,
Réveillait tous les jours le maître des lieux.
Du sommeil, même le plus lourd, les cris de l’oiseau
Qui craillait comme un sourds le sortaient furieux.
 
« Maudite bestiole ! je vais t’arracher les plumes »
Le châtelain excédé décida de tuer le volatile.
« tu seras empaillée à titre posthume,
Je viens te faire payer mes nuitées fragiles » .
 
A peine eut-il franchi l’entrée de la construction,
Que le piaf prit son envol pour un arbre voisin.
Sans gêne, notre ami ailé repris, de là, sa chanson
Epiât la sortie du noble et à sa place revint.
 
Fou de rage, le suzerain vint avec un serviteur.
Ils entrèrent et seul le domestique sortit.
Tes outrages du matin, les réveils de bonne heure,
Vile messagère, vont te coûter la vie.
 
Mais l’oiseau attendit que le maître ait quitté les lieux
Pour regagner son estrade et reprendre ses cris.
Le nobliau maudit cet être qui comptait jusqu’à deux.
Lassé, le monarque alla, chez un sage, prendre avis
 
Il me semble qu’à trois, votre quête trouvera dénouement,
Dit le vieux à la barbe blanche, le corbeau sera perdu.
Tremble donc sale bête ! cela scellera ta défaite intelligemment.
Morbleu ! tu quitteras ta branche ou sot je serai élu.
 
Pauvre monarque, l’oiseau savait compter jusqu’à quatre,
Pour le tromper, il aurait fallu que vous soyez cinq.
Ton bel arbre aux rameaux élancés, tu as fini par l’abattre, 
Et tu as dû abandonner ton château et son enceinte.
 
Point de moralité à cette histoire de corneille,
Les oiseaux savent compter et les têtes des rois, ils se payent.
Allover 2007
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