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19 décembre 2007 3 19 /12 /décembre /2007 20:47
Ils ne comprennent pas ce qui se passe
Ils ne comprennent pas que leurs enfants se fâchent
A servir une réalité de peines et de crasses
A servir des rêves télévisés où l’argent est panache
 
Voici la névrose sociale, des espoirs irréalisables
Un futur fait larmes et à l’accent vénal
Voici ce qui fait qu’explose les plus vulnérables
Et la progéniture prend les armes et s’emballe
 
Ils ne comprennent pas que la société soit lasse
Ils ne comprennent pas que les liens tissés se relâchent
Asservir les personnes aux individualités qui les cassent
C’est punir l’humanité en lui supprimant ses attaches
 
La souffrance est assurée pour les plus faibles
L’indécence des inégalités crachée sur la plèbe.
Si par essence nos enfants sont frêles et naïfs
Ils ont la décence d’être assoiffés de justice
 
Allover 2007
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19 décembre 2007 3 19 /12 /décembre /2007 08:23
Tu m’as trouvé bien trop triste et mélancolique,
En te penchant sur moi,
As détourné la piste de mon air tragique,
Soufflant tes mots de joie.
 
Je te dois la vie et ses rires,
Le prix du devenir.
Je te dois dans la nuit de sourire,
Au sursis du plaisir.
 
Tu m’as apporté par ton doux regard magique,
La douceur d’être pour toi,
As décoré mes cauchemars les plus cyniques
Et mes peurs, de tes bras.
 
Je te dois l’espoir et ses caresses,
Départ de ma tristesse.
Je te dois ma mémoire en liesse,
Nectar de l’allégresse .
 
Et tu as repeint de milles couleurs féeriques,
Mon destin et ses lois.
Tu as étreint mon fragile cœur érémitique,
En ton sein, ton aura.
 
Je te dois la vie, sa douce musique
Et mes écrits lyriques.
Je te dois d’être ébaubi, angélique,
Mon défit au statique.
 
Tu as enfreint les rites séculaires, dogmatiques
Des chagrins les plus froids,
As contraint à la fuite mon enfer despotique
Qui ne craint que ta voix.
 
Je te dois l’amour sans sa pratique,
Juste un toujours unique.
Je te dois ces atours poétiques,
Mes contours oniriques.
 
Allover 2007
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18 décembre 2007 2 18 /12 /décembre /2007 19:10
Il est venu un jour, tes yeux pleuraient un trop plein de sel.
Tu maudissais l’amour et les dieux qui te retiraient tes ailes.
Tes appels au secours, sous des cieux lourds de fiel.
Hantent les alentours où errent les curieux et leur miel.
 
Pauvre poète aux maux chimériques,
Tes quêtes que tu croyais féeriques
Ne peuvent être que tragiques.
Elle a croisé son héros antique
 
Qu’a t’il bien pu dire ou faire, pour charmer la belle ?
Par quel étrange mystère, a t’il éclairci son ciel ?
De nouveau, tu espères en l’amour éternel
Et, posté en enfer, je te fais la courte échelle.
 
Pauvre poète aux mots chroniques,
Qui accepte ce destin fatidique
Et cherche une belle rythmique,
Juste pour t’être sympathique.
 
Où a t’il trouvé l’air qui te fait sourire ?
Mes mots d’hier ne te tiraient que soupirs.
Mes maudits airs ne faisaient que t’attendrir.
Il t’a sorti de l’hivers et t’a même faite rire.
 
Pauvre poète aux rêves fantasmagoriques,
Ta quête s’achève de façon exotique.
La coccinelle à déplié ses flamboyantes élytres
Et s’élève vers son preux chevalier d’élite
 
Comment a t’il fait pour repeindre ton regard ?
Est-il sorcier pour éteindre ton désespoir ?
Moi j’ai veillé parfois bien tard
Et je n’ai pas récolté l’espoir
 
Pauvre poète aux émois pathétiques
Elle s’apprête, je crois, à passer à la pratique
De la fête et de la joie, rien de tragique
Même si elle voit que tu y es allergique
 
Par quel miracle, a t’il réanimé ton cœur
Par quel spectacle, fait il ton bonheur
Ton Ulysse est à Ithaque, il pose pieds à terre
Voici que ta traque, Pénélope, me fait peur
 
Pauvre poète à l’étroit sur ton île
Tu répètes mille fois tes rimes
Tu fêtes son droit au sublime
Tu restes là au bord de l’abîme
 
Pendant que tu rassures sur tes intentions
Il a su donner une autre allure à ses passions
Il la rassure, en mettant à ses pieds les nations
Et l’âme pure continuait d’invoquer la raison
 
Pauvre poète, un roi la réanime
Elle s’apprête à quitter tes cimes
Tu regrettes tes frêles maximes
Et jète un œil à l’anonyme
 
De tout temps, les chevaliers dans leur tour
Adroitement, ont su remplacer les troubadours
Quels arguments avancés font de leur cour
Autant de sarments rajoutés au feu de l’amour
 
Pauvre poète, roi de l’infime
Ta défaite au pied de l’intime
Rend ta quête illégitime
Et tu apprêtes tes dernières rimes
 
Tandis que tu teintais le réel de milles rêves
Il manier la réalité et prenait la relève
Tu t’attristes et poses ton glaive
Déjà tes esquisses s’achèvent
 
Pauvre esthète, roi de l’inutile
Tu arrêtes tes combats futiles
Son athlète réclame sa prime
Ils sont en fête et tu déprimes
 
Ton Iseut préfère Marc le roi souverain
Ses yeux, loin de ta barque et de ton chagrin
Ont leur monsieur, leur monarque divin
Tristan, sous d’autres cieux nargue le destin
 
Pauvre poète, au verbe élastique
Tout s’arrête, te voilà aphasique
Elle se fait discrète, ton angélique
Et ta goélette, file vers l’arctique
 
Elle préfère le velours du roi de Cornouailles
Aux amers contours de ta voix et sa grisaille
En mer, sans espoir de retour, tu défailles
Et libères ta mémoire et son gouvernail
 
Pauvre poète aux tristes airs
Tu crochètes tes insolites fers
Repose ta tête à la limite de son cœur
Une amulette et le mythe du bonheur.
 
Allover 2006
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17 décembre 2007 1 17 /12 /décembre /2007 21:48

 

 Certainement, il n’y pas d’autres solutions
Puisque le fil d’Ariane est rompu
Que nos errements, n’ont plus aucune raison
Que nos cœurs fébriles ne voient plus
 
Je sais bien que nous sommes fichus
Mais je sens vibrer d’anciens frissons
Il y avait bien trop de monde dans la rue
Pour que ce ne soit pas une révolution
 
Je sais bien que l’air est à la concentration
Que la vie n’a plus a être émue
Que plus rien sur terre n’est de saison
Que l’esprit est corrompu
 
Je sais bien que j’ai tord d’avoir raison
Mais je vois ce que vous n’avez pas vu
Les humains dans des corps prison
Le froid qui étreint les peaux nues
 
Et ce monde qui tourne sans impulsion
N’ayant d’aimant que sa gravité
Les tombes qui s’ouvrent pour les générations
Aux présents faits de rêves avortés
 
Je sais bien que l’argent est seule volonté
Qu’il faut oublier la compassion
Que demain est à présent monnayé
Que l’humanité n’aura qu’une leçon
 
Je sais bien que la vérité n’est que communication
Que les idéaux ne sont que financiers
Que les chemins de l’équité ne sont plus qu’illusion
Qu’il faut se laisser aller à l’individualité
 
Je sais bien que nous sommes condamnés
Mais j’entends au loin une vieille chanson
Celle que fredonnent quelques damnés
Quand les liens s’étayent sans pognon.
 
Il y a bien trop de monde dans la rue
Pour que ce ne soit qu’une manifestation
Cet écho qui gronde est revenu
Pour mettre à bas la démoralisation
 
Probablement, il n’y a pas d’autres solutions
Que l’égoïsme de l’individu
Menant notre embarcation
Dans le cynisme convenu
 
Mais je préfère croire en cette chanson
Des personnes qui se sont tues
Ce vieil air d’espoir et d’union
Qui remonte l’avenue.
 
Je préfère être personne
Plutôt qu’individu
J’espère en l’Homme
Et ses échos ténus.
 

Allover 2007

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13 décembre 2007 4 13 /12 /décembre /2007 07:01
 
Pauvre de moi,
Pauvre de vous,
Je marche et je vois
Tant de fous.
 
Courtisan de l’inutile,
Tu rêves d’argent.
Arrogant et volubile,
Tu abrèges le temps.
 
Tu empiles les instants,
Présents sur ton autel,
Et tu défiles content
Des moments sans sel.
 
Le carrousel de l’agissant
T’enivre au point de croire
Qu’éternel sera l’existant,
Qu’il faut vivre sans voir.
 
Pauvre de moi,
Pauvre de vous,
L’arche d’autrefois
Porte des fous.
 
Tu approfondis la tombe
de tes descendants.
Tu poursuis ta folle ronde,
Inconscient du temps.
 
Tu fis par tes errements,
De la terre fragile et féconde,
Une ennemie du vivant,
Pour tes affaires moribondes.
 
Tu continues de croire
En plein délire et inconscient,
Qu’ému par tes espoirs.
L’avenir sera plus chantant, 
 
Pauvre de moi,
Pauvre de vous,
Les lâches et leur foi
Comptent leur sous.
 
Ton développement économique
Qui te donne ton sens
est le désespérant écho tragique
de ton existence.
 
Ta vie brève et égoïste te dicte
Le rythme de ta transe.
Tes rêves sont de bien pathétiques
Signes de ton indécence.
 
Tu es compétition et haine
Et nul ne regrettera ton absence.
Ton extinction est une aubaine
Un recul de l’effroi de ta présence
 
Pauvre de moi,
Pauvre de nous,
Je marche et je vois

Qu’on est fou.

Allover 2007

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11 décembre 2007 2 11 /12 /décembre /2007 23:14
 
Qui suis-je ?
Où vais-je ?
Le vertige
Me berce.
 
Une rue,
Une voix,
Un salut
En croix
 
Qui fuis-je ?
Où erre-je ?
Le manège
Disperse
 
Un cri,
Un choix,
La vie
Se déploie
 
Que dit-je ?
Que fais-je ?
L’arpège
Est tierce
 
Je suis,
Je vois,
Ce lui
En moi
 
Qui suis-je ?
Où me perd je ?
L’esprit
Se débat
 
La nuit
De la foi
Confit
Les lois
 
Qui fuis-je ?
Où vais-je ?
Le conduit
Se débat
 
Le bruit
Parfois
Subit
L’étroit.
 
Que dis-je ?
Que rêve-je ?
Je ne suis
Pas là.
Allover 2007
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11 décembre 2007 2 11 /12 /décembre /2007 20:34
Je suis mort, aujourd’hui.
Je n’ai plus de rêves,
Ni, plus encore, d’envie
Et la vie s’achève.
 
Comme un errant dans la grisaille,
Drôle de saison pour l’esprit,
Un fantôme espérant qu’une faille
Frôle l’émotion endormie.
 
Pris au sort de l’ennuie,
L’absence et son glaive
Figeaient encore ma vie,
Son existence brève.
 
Le temps et ses représailles
Contrôlent les sens et leur survis,
Mettant l’instant sur des rails.
Une camisole enserre ma nuit.
 
Je suis mort aujourd’hui.
Au fond des entrailles
De ces espoirs détruits
Ne reste que détails.
 
L’actuelle solitude du cœur
Est amertume et remords.
L’irréelle certitude sans peur
A fait mon costume de mort.
 
Je ne vois plus le jour,
Je vis dans la nuit.
Le froid me fait sa court,
Je suis un zombi.
 
Les sentinelles de notre amour
Qui bravent mon imaginaire
Sont fidèles et portent toujours
Les entraves de nos chimères. 
 
Je suis mort aujourd’hui,
J’ai perdu mes ailes.
Mes efforts ont fini
Confus et formels.
 
Tous les contours de mon esprit,
sans substance et irréels,
Hantent les alentours de ta vie,
Apparences immatérielles.
 
Je suis mort aujourd’hui.
Le spectre de mes émois
Prie ce trésor qui s’enfuit,
Ton être loin de moi.
 
Dans ton cœur, ma réalité s’affaiblit.
Le revenant que tu aimais autrefois
N’effleure plus guère ta beauté infinie.
Il pend accroché à une haute croix.
 
Je suis mort aujourd’hui.
Juste une pâle apparition
Qui s’évapore sans bruit,
Ajuste un râle d’obsession.
 
L’ombre de mon existence frémit.
Ton regard la traverse sans passion.
Je sombre dans la transe de l’ennuie
Et, dans le noir, m’exerce à l’illusion.
 
Je suis mort aujourd’hui,
Il ne reste rien de moi,
Même pas un dernier cri,
Aucun geste et pas de voix.

Allover 2007

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11 décembre 2007 2 11 /12 /décembre /2007 07:06
 
Maudits dires,
Ramollit l’ire,
Un sourire au pire
Et soupire inspire.
 
Mots de morts,
Mots qui mord,
Mot du tord,
Mots retors
 
Souvenirs de rires
Fous à occire,
Soutirent du sbire
De doux « oui, sire… »
 
Mots de butor,
Mots du sort,
Mots ressorts,
Mots qu’on sort,
 
Sentir la mire,
Pâlir et frémir,
Arrondir le tir,
Ravir l’empire,
 
Mots et consorts,
Mots qui honorent,
Mots hors bord,
Mots sans nord,
 
Sentir et mourir,
Sans devenir,
Mentir à l’avenir
Et l’ensevelir.
 
Mots de décors,
Mots d’encore,
Mots du corps,
Mots sans corps,
 
Convenir de partir,
Fuir et revenir,
Luire et réduire,
Contenir le désir.
 
Mots, temps fort,
Mots gantés d’or,
Mots de réconfort,
Mots dits remords.


Allover 2007

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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 21:04
 
 
Ils ont arrêté le bus, sans faire attention au numéro,
Ont terrifié les passagers du malheur.
Ils ont contrôlé, pour la nation, à la couleur de la peau.
Ici, on ne veut rien partager même pas la douleur.
 
Dans les écoles, on lit la lettre du résistant,
Alors que s’envolent, par les fenêtres, les enfants.
On déporte en parlant d’éloignement,
On exporte la haine des maîtres de l’occident.
 
On veut du chiffre pour atteindre les quotas,
L’humanité se dilue dans un nombre.
On veut poursuivre ceux qui ouvrent les bras
Aux déshérités vues comme des ombres.
 
Guy Môquet les regarde dans les yeux,
Une larme dans l’âme.
L’histoire c’est mise à pleurer, mon dieu,
Le drame de la dame.
 
Une belle nation qui déraille,
Déplace les gens contre leur gré.
Et puisque la raison n’est qu’un détail,
Qu’elle s’efface avec l’humanité.
 
Le bus est reparti ce matin plus léger,
Et mon cœur s’est alourdi.
Les rues semblent s’être vidées,
Et le chauffeur prie.
 
Allover 2007
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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 20:58
 
Hommage aux grands hommes
Bien rangés dans leur tombes
Les traces des petites femmes
S’effacent sous les blâmes
 
Les usages du grand monde
Ménagent par leur faconde
La face de ceux qu’on acclame
Pas de place aux petites dames
 
Les pages de l’histoire résonnent
D’hommages aux gentilshommes 
Entassent leurs gloires en oriflammes
Et la disgrâce pour les féminines âmes
 
Outrage de la mémoire des hommes,
Le maquillage bavard pour fantômes
Se débarrasse des discrètes artisanes
Les déclasse en serviles courtisanes
 
Pas d’ombrage pour ceux qui rayonnent
Dans leur sillage, on oublie les amazones
Au parnasse, les males qui se pâment
Dédicacent leur râles à leur femme
 
Un voilage posé en guise de couronne
Le mariage et sa prise les bâillonne
Par le silence, les hommes te condamnent
Mais de leur existence, tu es le filigrane

Allover 2007
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