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8 décembre 2007 6 08 /12 /décembre /2007 19:00
 
Dans la bulle d’Aphrodite, mille et un mystères vivent
Sans préambule, elle s’abrite, loin de l’enfer, passive
La fragile membrane protège sa frêle fraîcheur
D’habiles courtisanes lui envient sa douceur
 
Alors que les questions glissent sur ses parois
Que les interrogations finissent sans débats
Et que son film s’irise à chaque pourquoi
Il vibre sous la crise mais ne romps pas
 
Pour moi qui ne suis que questions
Cette parois qui luit est ma prison
Je vois dans cette fille, la fleur de la passion
Et me débat, dans mon désert, mes illusions
 
Mais tu sais bien ma belle Aphrodite
Que ton voile de satin magique
N’empêche pas que ta vie s’agite
Et je lis dans tes yeux ésotériques
 
Ses yeux verts émeraude brillent mystérieux
Et éclairent mes odes de pacotille de milles feux
J’erre et rode enchaîné à ses grilles et à mes vœux
J’ai peur que mes codes ne vacillent pour ces yeux
 
Ma belle Aphrodite n’est pas si fragile
Elle chancelle, s’irrite et me descend en vrille
Mes ailes s’effritent, j’ai frôlé le soleil
et mes appels sans suite, finissent en bouteille
 
Si mes mots passent la fragile limite de ta bulle
et s’ils sont trop maussades, t’irritent ou te brûlent,
tes yeux s’agacent sensibles à mes virgules
D’un adieu, tu effaces ma cible et mes rêves s’annulent.
 
Dans son impalpable sphère, elle vit
incapable de se faire du soucis
Elle observe les mots de la nuit
Et les regarde mugir sans bruit

Allover 2007
 
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8 décembre 2007 6 08 /12 /décembre /2007 18:55
 
 Je me suis assis parterre et ai levé les yeux au ciel
Je ne savais que faire de cet amour résiduel
J’attendais des nouvelles, un nuage, un éclair
Assis prêt de l’écuelle grise de l’enfer
 
Un signe, pas grand chose, juste un coup vent
que mes rimes moroses prennent un autre chant
Je ne demande pas grand chose, juste un instant
une petite pause dans ton présent
 
Tandis que tu me frôles et m’ignores
moi, je me dérobe dans ton décors
Tant pis si mon rôle de mort
me donne tord
 
J’ai tendu une main frêle vers ton souffle d’air
Espérant qu’un coup d’ailes emporte mes misères
Tout me paraissait clair, heureux d’être fidèle
Au spectre de ton mystère et son appel.
 
Quelques lignes de ma cause dans ton étant
Qu’elles suppriment les causes de mon élan
Et je me roulerai dans la prose et ses relents
Que se métamorphose mon sang
 
Tandis que tu me frôles et m’ignores
mon sang s’affole à tes abords
Tant pis si mes paroles s’évaporent
sans éclore
  
Je me suis assis par terre et ai levé les yeux au ciel
J’ai enroulé mes peurs autour de toi, ma belle
Dans mes artères coule un rêve obsessionnel,
Mais rien à faire, je n’ai plus aucune nouvelle
 
Mon abîme mène à la métempsycose du réel
La pantomime de ma névrose et son linceul
se déclinent en une apothéose de séquelles
et ma bobine s’ankylose autour de ma cervelle
 
Tandis que tu me frôles et m’ignores
la vie s’envole par toutes les pores
Tu fuis et je rôde encore
près de mon sémaphore
 
Je me suis assis par terre et levé les yeux au ciel
J’ai mis en bandoulière tes rayons, ton arc-en-ciel
Tu restes cachottière et ne me veux que fraternel
Voici mon calvaire et ses coups de scalpels
 
Anonyme, sous hypnose, je revis les rêves d’antan
Mon crime dépose sa nuit au pied du levant
Et tu mimes mes ecchymoses en ne rien disant
Ma dîme c’est ces larmes éclosent si souvent
 
Tandis que tu me frôles et m’ignores
et que mes défis s’étiolent sans encore,
épris mon cœur s’affole
à tes abords…

Allover 2007
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7 décembre 2007 5 07 /12 /décembre /2007 22:17

 

Sur la place vide, un homme à genoux pleure
S’il te plait, répond à mes interrogations
Je t’ai supplié depuis de longues saisons
Et tu vois mes rides se creuser d’heure en heure
 
Je voulais juste qu’un peu de lumière m’effleure
Que ta voix m’apporte le sens de la raison
Et que tu brises le silence à mes questions
Hélas à la fin seul ton mutisme demeure
 
L’être affligé par la vie, son absurdité
S’est levé, sans essuyer ses larmes salées
S’éloignant, il entend quelqu’un qui l’interpelle
 
La statue qu’il avait tant prié murmura 
Humain, à la présence relative et frêle
Ecoute ta réponse : tu n’existes pas.

Allover 2007

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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 18:44

Z

 
Assis sur un lit de métal
La tête entre les mains
Le présent qui se décale
Répète les jours anciens
 
Le foyer est mort, presque vide,
Ils ne sont plus nombreux
A porter l’histoire et ses rides.
Tous sont bien trop vieux .
 
Tu te souviens du départ
Des nuits froides sous les ponts
L’air méprisant des regards
Tu n’as jamais eu de maison
 
Tes mains déformées et calleuses
Te rappellent ces millions d’arbres
L’été, le bruit des tronçonneuse
Les soirées tristes et macabres
 
Les dimanches matins au marché
Surtout ne pas se faire remarquer
Marcher la tête baissée
Et vite faire son tiercé
 
Tu te souviens du premier soir
Où tu ne pouvais pas plier les doigts
La forme de la bêche en mémoire
Tes phalanges avaient grossi trois fois
 
Le chef te traitait de bougnoul
Si par malheur tu trébuchais
Il aimait qu’Ahmed se saoule
Pour mieux s’en moquer
 
Vous aviez chacun sa solution
Pour vaincre la haine et la solitude
Toi tu avais pour garder la raison
Uniquement les rituels, les habitudes
 
Et ces lettres de ta femme
Que tu gardais précieusement
Attendant qu’une bonne âme
Te lise les mots de tes enfants
 
Les dimanches matin au marché
Tu acceptais encore de cotiser
Pour que le corps d’Ahmed soit rapatrié
On l’avait retrouvé dans un fossé
 
Par chance, il n’est pas mort noyé
La seine était bien trop loin
Ces corps que l’onde emportait
La haine avait fait leur destin
 
Les forêts, les champs et les routes
Portent les traces de ta sueur
Qui de ces gens sait ce que ça coûte
Et ils t’apportent la peur
 
Et il ne fallait pas sortir le soir
Il fallait toujours avoir l’air triste
Surtout ne pas se tromper de bar
Et supporter les insultes racistes
 
Assis sur un lit en métal
Tu te souviens des rires moqueurs
Qui te reprochaient d’être sale
Au retour de ta journée de labeur
 
Les dimanches matin au marché
Tu achetais des fruits amers
On te toisait comme si tu les volais
ils avaient le goût de ta sueur
 
L’espoir que tes enfants viennent
Te faisait tout supporter
Tu rêvais que ta femme te rejoigne
Pour commencer à exister
 
Tu rêvais de ton dernier sur la photo
Qui devait commencer à marcher
Sans le connaître tu le trouvais beau
Il entrait dans sa troisième année
 
A chaque retour, tu savais mentir
A toute ta petite famille
Arrondir les contours de ta vie de martyr
Pour que leurs yeux brillent
 
Tu donnais ta vie à la France
Tu savais cacher ta peine
Camoufler toutes tes souffrances
Auprès de ceux que tu aimes
 
Les dimanches matin au marché
Il ne fallait pas trop traîner
Vite faire son tiercé
Au risque d’être contrôlé
 
Assis sur le lit de métal
Tu sais que ta vie bientôt s’arrête
Tu entends l’assistant sociale
Te pousser au retour après ta retraite
 
Tes enfants ne sont jamais venus
Les lois ont bien changé
De tous ses accords conclu
Seule la haine est restée.
 
Allover 2007
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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 07:32
 
Tu fermes les yeux, tu repenses
Tu vois les lieux de ton enfance,
tes prières et leurs offenses,
leur bière et tes silences.
 
Tu te souviens, elles te reviennent,
presque rien, de petites peines,
ton cœur qui saigne
tes peurs soudaines
 
A l’époque où le regard des hommes
n’était pas courtois
A l’époque où les espoirs des hommes
n’étaient pas pour toi
 
Tu vois mieux leur cynique transe,
ceux qui refusaient que tu danses.
Tu appréciais leur présence,
eux jouaient l’ignorance.
 
Tu te souviens, ils te reviennent
chagrins et solitudes quotidiennes,
les heures anciennes,
tes pleurs et tes gênes.
 
A l’époque où la fameuse star blonde,
ce n’était pas toi
A l’époque où la malheureuse ronde,
c’était toujours toi
 
Sous tes paupières s’éclaire l’existence
Avant la lumière, tu fus transparence
Juste une absence
Sans consistance
 
Tu te souviens, ils te reviennent
les dédains d’avant ton règne,
cette pâleur pérenne,
cette douleur qui traîne.
 
A l’époque où les hommes
Ne se souciaient pas de toi
A l’époque où les hommes
Imposaient leur loi
  
Et si tu croyais en ta chance,
ils t’oubliaient avec insistance.
Tu te trouvais trop imposante
et rêvais d’être inexistante.
 
Tu te rappelles, tu es pensive,
ces belles fines et lascives,
les Messaline qui salivent,
les copines compréhensives.
 
A l’époque où les caresses sous la tonnelle
n’étaient pas pour toi
A l’époque où les délicatesses sensuelles,
tu ne les attendais même pas
 
Si un jolie minois s’avance,
oublie ton poids et sa sentence,
tu la revois la concurrence,
tu fais une croix sur la romance.
 
Tu te rappelles, tu es pensive.
Tu vois ces demoiselles chétives,
leurs mesquines approches rétives
et ta déprime affective
 
A l’époque où les messieurs romantiques,
tu ne les inspirais pas
A l’époque où tes yeux féeriques
ne dictaient pas leur loi
 
Tu savais cacher tes souffrances.
Nul ne voyait leur conséquences.
Derrière tes rires de circonstances,
Milles soupires subtils se balancent
 
Tu penses à ces années difficiles.
L’existence n’était pas facile.
Il vint un jour te trouva fragile,
fît sa court et des blagues débiles.
 
A l’époque où les hommes étaient cruels
avec toi
A l’époque où personne même virtuel
ne pensait à toi
  
L’avenir devait être Byzance.
Et il t’a passé une alliance.
Vinrent les plaisirs des naissances.
Tu te laissais bercer d’espérances.
 
Tu entends vos rires futiles,
ponctués de crises inutiles,
les énervements faciles,
les revirements habiles
 
A l’époque où tu pensais toucher
l’amour de tes doigts
A l’époque où tu croyais qu’il aimerait
toujours tes choix
 
Il t’avais promis de belles vacances.
Il te mena au bout de la France.
Pour toi, ce n’était pas la plaisance.
Tu avais rêvé d’aventure et d’errance.
 
Elles te reviennent toutes ses excuses,
tous ses je t’aime de ruse
Et tu refermes les paupières
pour y voir plus claire
 
A l’époque où les hommes
n’avaient pas peur de toi
A l’époque où les hommes
imposaient leur loi
 
Tu es seule , dans l’indifférence.
Un destin cruel fit ta désespérance.
Devant le vide de cette absence,
tu décides de faire pénitence
 
tu te souviens de ces crises de puces,
de ces interventions à la russe,
des missions humanitaires
enlisées tout près de l’enfer.
 
A l’époque où tes pulsions,
tu les gardais pour toi
A l’époque où tes frissons,
te donnaient froid
 
Tu te rappelles, tu avais confiance,
rires artificiels et fausses confidences.
La disparition cruelle, tu la compenses.
Seule dans ta tourelle, tu fais résistance
 
Quand corps et âme emmêlent leur lignes
autour de ton drame, tu te crois indigne.
Les autres te blâment, te trouvent chagrine.
Tu te fous des grammes, tu remplis ton vide
 
A l’époque où ton royaume
n’existait pas
A l’époque où un fantôme
hantait tes mea culpa
 
Et un jour, tu a décidé d’ouvrir les yeux,
tes contours fondirent sous leur bleu.
Tu fis le tour de ces soupirs insidieux ;
ton discours cessa de maudire les dieux.
 
Et ce jour fût le plus merveilleux,
tu donnas au monde de beaux cieux.
Tant d’amour et ton sourire gracieux
s’illuminent sous le velours de tes yeux.
 
A l’époque où le monde
rayonna
A l’époque où le monde
t’adora
 
Ils sont légion tes adorateurs,
liés par la passion et la ferveur.
Ils ignorent les raisons de tes humeurs
et cherchent l’occasion sans pudeur.
 
Rien à regretter, dans cette histoire :
il n’y a pas d’éternité Sans mémoire.
Et cette douleur, ce désespoir
ont fait la douceur de ton regard.
 
Vins le temps, des frissons
sous ton aura
Vins le temps, des chansons
que tu m’inspiras…
 
Allover 2006
 

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4 décembre 2007 2 04 /12 /décembre /2007 21:19
 
Depuis le premier coacervat, les astres t’attendent
Mon enfant né d’une goutte de champagne.
Une nuit, plongée dans les draps, l’âtre de l’aimante
Ouvrant ton carnet de route, ta campagne

Les étoiles ont lancé ces lueurs hors du temps
Qui ont donné un sens à l’espérance
Le voile qui s’est levé sur le trésor de l’existant
Mis le ton pour la danse de ta présence

Mon enfant né d’une soirée unique
Celle qui a fait, mon éternité magique
Mon présent est désormais élastique
Frêle il était et a trouvé sa rythmique

Depuis que m’a enchanté la dame souriante
Redressant ma déroute courtisane
Ma vie s’est décidée à enfin être attachante
Embrassant les doutes de ma compagne

Voir la continuité, la lumière de l’ innocent,
Un départ arrêté, pied de nez à la constance,
Par le couloir ouvert de la vie évoluant
D’un soir d’été vers la beauté de la turbulence

Mon enfant né d’un amour alchimique
Nouvelle héritée d’un message idyllique
J’entend approcher le jour initiatique
Le réel dévoilé sous le nuage statique

Des milliards d’années que mes vœux te pressentent
Mon humanité, à l’interminable absence,
L’histoire peut commencer, tes yeux se contentent
D’instituer les voies muables de l’existence

Voir la clarté à travers le charme de la terre
Par son regard observer l ‘inimitable
Egard de la volonté qui acclame ma joie solaire
L’espoir d’un nouveau né est palpable.

Mon enfant né d’une ronde elliptique
Harmonisant nos êtres conjugués au cyclique
Implanté dans le monde du féerique
Voici que je ressens ton activité biologique 

Allover 2007

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2 décembre 2007 7 02 /12 /décembre /2007 13:09
 
Tu commences par rêver de cette hypothèse
Ta présence est éternité, voici ta thèse
Ton intelligence surpasserait ton corps
Ta science déplacerait les règles du sort
 
L’esprit est la variable indépendante
Définit le contexte de l’expérience
Crée dans l’infini, l’instable et représente
Tous les petits préceptes de l’existence
 
Temps et espace participent à l’univers
Quand la matière et l’antimatière vibrent
Le constant s’efface : principe stellaire
Dans l’éther, un éclair fait déséquilibre
 
Crée la loi de la gravité universelle
Et conçoit dans l’infinité les potentiels
Déploie les étoiles et les systèmes planétaires
Les super nova, les trous noirs et même la terre
 
Dans ce nid de l’adaptable, tu implantes
Le volatil principe de la renaissance
Tu multiplies les probables et alimentes
Le fil de ton paradigme de conscience
 
De l’éphémère à l’éternel, le sensible
Dans le présent se prélasse avec aisance
Il réitère ses exponentiels possibles
L’étant et ses traces font réminiscence
 
La vie serait la variable dépendante
Définit la collective intelligence
Un oubli des plus regrettables te hante
Quel étourdi, tu la prives de conscience
 
Le coacervat dans sa soupe originelle
Oubliera la joute pour le perpétuel
il développera l’humanité sans âme
fera de l’individualité, son drame
 
Et ton modèle a choisi la compétition
L’être joue, se défie et saigne, sans raison
Le mortel oublie de la collaboration
Et piètre fou vit dans de vaines illusions
 
Inconscient de l’infini, le spirituel
S’emmêle dans l’éphémère et ses histoires d’envies
Les combattants en sursis, naïfs et bien frêles
S’amoncellent sur la terre et les espoirs s’enfuient
 
Déçu, tu n’oses pas conclure sur cet échec
Tu combines un autre plan expérimental
Voici que tu reposes un futur moins sec
Et t’exprimes par un autre chant sidéral
 
Allover 2007
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30 novembre 2007 5 30 /11 /novembre /2007 11:11
 

Tremble mon vieux George Orwell
32 caméras scrutent les comportements
Contemplent de leur yeux ta ruelle
Tu es né, il n’y a pas encore si longtemps

1984 en 2007
Londres a ses yeux
Ils te matent et te guettent
Ces nouveaux Dieux

L’œil de Big Brother
Te surveille à distance
Consigne en délateur
Les signes de conscience

Ta vision divinatoire est désormais réelle
La dictature libérale a son contingent
D’observatoires pour repérer les rebelles
Ton futur glacial regarde les gens

1984 en 2007
Ils sont partout et nombreux
Si tu t’écartes ou t’arrêtes
Sors des clous, tu deviens curieux

L’œil de Big Brother
Est une omniprésence
Te veille à toute heure
Et note ton existence

La liberté est la cible du contrôle visuel
Les hauts parleurs dictent les mouvements
Conseillés, non nuisibles au consensuel
Les contrôleurs suivent tes déplacements

1984 en 2007
Tu n’as pas à être soucieux
Les automates suivent tes gestes
Pas besoin d’être anxieux

L’œil de Big Brother
Ne laisse rien passer
Te préserve de la terreur
Et contrôle ta liberté

On te protège de toi même de ta volonté
Ton destin et ta vie sont sous condition
Si tu formes un cortège tu pourrais te révolter
Pour ton bien, on interdit les révolutions

1984 en 1789
Elle n’aurait pas été défaite, la royauté
Les démocrates ont des yeux neufs
L’armée secrète est bien sophistiquée

L’œil de Big Brother
Te parle désormais
Toujours accusateur
Il est là pour te guider

Ils font les réflexes conditionnés de l’âme
Mon pauvre George tu l’avais deviné
Sous prétexte de liberté, ils condamnent
Ce qui forge l’évolution des sociétés

L’œil de Big Brother, en 2007
C’est toutes ces caméras
Au dessus de tes peurs et de ta tête
Pas de doutes elles te voient


Allover 2007

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26 novembre 2007 1 26 /11 /novembre /2007 15:03
 
Histoires emmêlées,
Dans la mêlée de l’histoire,
Mémoires détournées,
Tournée de coups de barre,
 
Chemins enlacés,
Effacés à la prochaine gare,
Destins ombragés,
Tracés qui saignent l’espoir,
 
Ils appellent ça l’amour,
D’autres le nomme passion.
Il recèle dans son court
Des hécatombes et des frissons.
 
Le désir et ses envolées,
Enveloppé de mille soupirs
Sait se travestir d’aimer,
Emerveiller et faire gémir.
 
Pour finir dans l’éternité
Et tromper le devenir,
Pour reproduire l’humanité,
La volonté sait mentir.
 
Par de frêles toujours
Qui résonnent en raisons,
Ses appels pour sourds
S’abandonnent aux liaisons.
 
Les corps se sont frôlés,
Enivrés d’encore,
Support de sensualité
Lovés dans la mort.
 
Cellules dédoublées,
La double hélice se tord,
Congratule les messagers
Qui retissent notre sort.
 
Le hoquet du compte à rebours
A trouvé son diapason
Pour façonner les contours
De la reproduction.

Allover 2007
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26 novembre 2007 1 26 /11 /novembre /2007 14:44
 
Nous étions le nombre médical,
Nous étions trente trois dans salle.
Dire que ce n’était qu’une escale.
Moi qui croyais avoir trouvé mon idéal.
 
Ils m’ont dit que je prendrai le prochain charter,
Que ma vie resterait un enfer.
Ils ont souri quand j’ai prié les saints de leur pères
Et, sans un bruit, m’ont jeté par terre.
 
Je vois déjà les yeux de mes enfants pleins de rêves,
Les lois des dieux puissants qui les crèvent.
Ils ne seront pas conscients de leur destin qui s’achève,
Des leçons de l’occident et de ses glaives.
 
Ils m’ont dit que le monde était libéral,
Que mon errance était illégale,
Que ma vie vagabonde n’avait rien de moral,
Que mon existence était asociale.
 
Je vois le sourire crispé de ma femme sur le tarmac
Quand ils me pousseront vers mon cloaque.
Toi, tu respires satisfait de mon drame nié par les claques,
Quand ils te convaincront que je suis démoniaque.
 
Je voulais un peu de travail, nettoyer leurs poubelles,
Donner ma sueur et mes entrailles à leur citadelle,
Apporter de la couleur dans leur grisaille artificielle,
Et surtout être leur frère sans bercail, sous leur ciel.
 
Ils ont dit que mon visage n’était pas assez pale,
Me voici en cage pour des raisons électorales.
En attendant mon voyage qu’ils espèrent final,
Ils sont vigilants à leur otage et son air marginal.
 
Comment expliquer à ma compagne qui m’a vu partir une nuit
de notre campagne, vers l’avenir, loin de l’agonie
Que tous ses risques, la séparation et nos petites économies,
Face aux juristes et leur raisons n’ont aucun prix.
 
Comment pourrai-je dire sans larmes à mes pauvres frères,
Que je me suis fait éconduire par les armes de cette terre,
Sans endurcir leur drame et leur cœur,
Sans noircir leur étoile et leur douceur.
 
Ils ont dit qu’il me fallait tourner la page,
Et je tourne en rond dans ma cage,
Mes soucis ne seraient que des outrages
Et pour de bon il fallait que je dégage.
 
J’ai traversé les mers sur une frêle coquille de noix,
J’ai quitté l’enfer mais j’ai emporté ma croix,
J’ai failli lâcher la bride et me noyer plusieurs fois,
Si les néréides n’avaient eu foie en moi.
 
Je me souviens du juge argumentant qu’à part la misère,
Je ne risque rien de terrifiant à retourner vers l’enfer,
Que la faim et un monde violent ne justifier pas que j’espère
Des lendemains en occident, moi qui ne savais rien faire.
 
Comment sortir de ce dédale,
Où se perd mon avenir et ses pétales ?
On me retire mon piédestal,
On me sert un partir vers un passé frugale.
 
Ils ont dit aux actualités que nous étions trop nombreux,
Ils ont manipulé les opinions par les images et leur jeu,
Ils m’ont pris une matinée d’une saison de peur et feu,
Ils ont arrêtés mes émotions et mes mirages de mieux .
 
Ils fichent leurs enfants et mettent des caméras partout,
Ils suivent les comportements et notent tout,
Ils ont des normes pour l’être et des programmes adaptés,
Qui soignent le paraître et retire sa flamme à l’humanité.
 
Je vois déjà les titres dans le journal.
La chute de quelques pitres en séjour illégal.
Je voulais juste vivre, avoir du travail,
On m’avait dit que l’économie était mondiale.
 
L’argent et les marchandises circulent mais pas les humains,
Sale temps où la piste prise ne mène à rien.
Les puissants et leurs devises, par habitude, ne craignent rien,
Les pauvres gens sont sous l’emprise du destin.
 
Allover 2007
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