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1 février 2008 5 01 /02 /février /2008 23:27
Le temps a avalé mes derniers mots
Des indigestes ou légers sans consistance
Mon sang a coagulé, je desserre le garrot
Ma main sur ma veste emporte ma présence
 
Les élans du début regrettent le silence
Mes rêves déçus ont replié leur drapeau
La forme est poignardée à coup de sens
Le fond pour son salut, met son chapeau
 
Ces heures passées à se complaire dans le verbe
N’ont fait que fleurs fanées sans graine
Les humeurs drapées du solitaire ont leur gerbes
Déposées sur un cœur cassé par ses thèmes
 
Pas besoin de reconstituer la scène
Le poète est mort assassiné par le penseur
Il ne sert à rien d’avoir de la peine
Je jette les métaphores usées et meure.
 
Allover 2007
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28 janvier 2008 1 28 /01 /janvier /2008 22:32
Je reproche aux modérés de ce taire
Je reproche aux manipulés de se laisser faire
Je reproche aux caricatures de devenir normes
Je reproche aux cœurs purs d’êtres des ombres
Je reproche à la violence de remplacer la réflexion
Je reproche à la tolérance d’être sur condition
Je reproche aux hommes de tuer leur part féminine
Je reproche aux femmes d’être aussi misogynes
Je reproche à la paix son silence
Je reproche à la vérité son intolérance
Je reproche à la guerre son existence
Je reproche à nos pères leur intransigeance
Je reproche à l’humanité d’être encore bestiale
Je reproche à la bestialité d’être sociale
Je reproche à l’égoïsme d’être norme
Je reproche au matérialisme toutes ses formes
Je reproche aux pauvres leur soumission
Je reproche aux apôtres d’être légion
Et je me reproche de m’en laver les mains
Je me reproche d’aimer encore les humains
 
Allover 2007
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22 janvier 2008 2 22 /01 /janvier /2008 22:50
Je les ai vu, de mes yeux, vu, descendre du ciel.
Leurs vaisseaux accrochés aux nuages ont touché mer.
Emu, par ces dieux venu prendre des nouvelles,
Au canot, j’ai ramené le rivage, fait tourné la terre.
 
Le vent semblait tirer les navires hors de l’eau.
La pinta avait disparu, nous maudissions ce voyage.
Le présent allongeait nos soupirs sur les flots.
Et là apparut, d’un coup, une île sous un fin voilage
 
La plage m’ayant atteint, j’ai couru me cacher
Ils m’ont devinés, puisqu’ils sont divins.
Les nuages au loin, ont disparus, comme évaporés.
Hissé sur un palmier, je les voyais très bien.
 
Après avoir ramené la voilure et jeté l’ancre,
Une expédition est partie à la rencontre des indiens.
On venait d’en voir un, fuir la peur au ventre.
Des munitions et des fusils contre les êtres malsains !
 
Ils ont rapproché la rive de leurs embarcations.
Nombreux, ils faisaient très vite glisser les vagues.
Ils ont tiré mon palmier dans leur direction.
Les dieux savaient que je m’abritais dans l’arbre.
 
Quand nous avons posé nos pieds sur le sable,
Un humain ou un singe, descendit d’un palmier.
Nous le sentions animé de sentiments aimables,
Nu, sans rien, pas un linge, il s’est agenouillé.
 
Je me suis prosterné n’osant lever les yeux.
Ils étaient barbus et couverts de peaux colorées.
Soumis, je tendais ce que j’avais de précieux.
Tous auraient voulu les pierres des eaux gelées.
 
Il nous tendait un collier de gemmes pures,
Dans l’autre main, un collier de fruits séchés.
Je l’ai relevé, il était d’une bien frêle allure.
Le pauvre nain cherchait des amis étrangers.
 
Je fus étonné qu’ils prennent les cailloux.
Les âmes des guerriers ne les intéressaient pas.
Emus à pleurer, ce fus une scène de fou,
L’œil en flamme contemplaient les larmes du froid.
 
Nous avons pris le trésor, lui laissant une longue vue.
Lentement, il la saisit, leva les yeux, et s’enfuit.
J’ai très vite réagis en ordonnant qu’on le tire à vue.
Le dément fît des cris et il fila, notre curieux génie.
 
J’ai pris mes jambe à mon cou, sans remords.
Quel divinité auraient refusé ce collier,
Vos âmes récoltés, vos esprits, vous les morts,
Preux guerriers mangés lors de veillées ?
 
Il m’offrait un collier d’oreilles d’humains.
Et apeuré, l’énergumène est parti en cavale,
Il s’est volatisé au soleil, tel un magicien.
Il fallait tuer tous ces indigènes cannibales.
 
Par de grands cris, ils cassaient les pierres.
Par un bout de bois jetaient des éclairs.
Je fuyais et ils hurlaient tous, rouges de colère.
Vous doutez ? regardez là , mes frères…
 
Je tendis la longue vue et le prêtre blêmit :
Cet objet permet d’être en deux lieux à la fois.
Tous mes amis de la tribu ont compris,
Ces entités courroucés étaient les dieux d’autrefois
 

Allover 2007

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22 janvier 2008 2 22 /01 /janvier /2008 06:52
Voilà c’est fini. J’ai fait un tour, deux tours, trois tours et mon château de cartes s’est écroulé.
Voilà c’est fini. J’ai passé un jour, deux jours, trois jours et mon chrono cesse de battre fatigué.
Voilà c’est terminé, l’été va bientôt arrivé, il fera trop lourd et chaud pour se débattre, éreinté
Voilà c’est terminé, j’ai escorté à l’orée du bois notre amour et son lot de désastres éplorés
Voilà plus rien n’aura existé sous la canopée des insouciantes heures qui nous ont faits danser
Voilà plus rien ne sera conté de nous, envolés par les inconstantes lueurs qui nous ont charmés
Voilà personne n’entendra plus murmurer les nonchalantes mélopées de nos cœurs enchantés
Voilà personne ne verra plus la clarté éclatante irradiée de nos gouttes de sueur qui perlaient
Voilà c’est fini, terminé, plus rien ni personne ne se souviendra de notre existence éthérée
Voilà c’est fini, terminé, plus rien, ni personne ne se rappellera de nos présences enlacées 

Allover 2007
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22 janvier 2008 2 22 /01 /janvier /2008 06:23
Dis moi qui tu aimes je te dirai ce que tu hais
Dis moi que tu m’aimes je te dirai qui tu es
Dis moi qui je suis je te dirai où je vais
Dis moi qui tu fuis je te dirai où t’arrêter
 
Dis moi ce que tu sèmes je saurai qui je serai
Dis moi que tu m’aimes je te dirai que je suis prêt
Dis moi je t’en prie ce que ça fait d’aimer
Dis moi que pour toi je vis et je vivrai
 
Dis moi ma peine je te dirais ce qui la fait
Dis moi que tu m’aimes et je pourrai l’effacer
Dis moi ma reine que je serai ton valet
Dis moi que tu m’aimes et je pourrai nous rêver
 
Allover 2007
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17 janvier 2008 4 17 /01 /janvier /2008 07:33

Certaines injustices ne sont pas bonnes à dénoncer,

Et certaines plumes ne peuvent être retaillées.
Leurs humeurs glissent sur le papier,
Le meurtrissent de réalité.
 
Hurlant, tel un loup isolé au dessus de la vallée,
Certains cris ne peuvent être étouffés.
Les gens un peu soul, devenus valets,
Ont les esprits un peu dépassés.
 
Certaines injustices ne sont pas bonnes à dénoncer,
Les gens ont oublié qu’ils existaient.
Ils font semblant, en vérité,
Autocensurés.
 
Hurlant, tel un loup isolé au dessus de la vallée
Surpris de ne pas être écouter.
Par des gens en dessous à la récré,
Dont les avis attendent d’hériter.
 
Certaines injustices ne sont pas bonnes à dénoncer,
L’amertume reste malgré le sucré,
Imbibe le papier,
Ses mots outrées.
 
Hurlant, tel un loup isolé au dessus de la vallée
Où un présent molletonné fini d’étouffer
Les gens bien intentionnés,
Démobilisés.
 
Certaines injustices ne sont pas bonnes à dénoncer,
Les peines semblent toujours justifiées.
Les gens se sont enfermés
Pour s’aveugler.
 
Hurlant, tel un loup au dessus de la vallée
Qui entendra le monde s’isoler
Pour oublier
Sa réalité.
Allover 2007
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15 janvier 2008 2 15 /01 /janvier /2008 21:08
 
La tête dans le sable
Piétiné par des éléphants de porcelaine
Je me suis mis à table
Hypnotisé par le chant des hyènes.
 
J’ai mangé des coups
Craché mes dents
Dormi à genou
Avalé du sang
 
La fête dans l’étable
Ce n’était que pour les loups
Les poulettes jetables
Y étendaient leurs dessous
 
En quête de flamme
J’ai traîné un temps sous leur persiennes
Ecouté leur drame
Récolté leur méprisante gênes
 
J’ai même donné mon âme
Pour quelques sous
Piétiné par l’oncle Sam
J’ai respiré la boue
 
J’étais misérable
De ceux qu’on cloue
Les méprisables
Qui rêvent debout
 
La tête dans le sable
J’ai prostitué mes mots et mes peines
Espéré être admirable
J’ai mis de l’eau dans mes veines
 
J’étais condamnable
De ceux dont l’on se fout
Incomparable
Peut être même fou.
 
J’ai mangé à ta table
Pour dire nous
Et j’ai tendu le câble
Accroché à mon cou.
 

Allover 2008

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14 janvier 2008 1 14 /01 /janvier /2008 20:17
 
Le monde est illusion
Commence derrière tes paupières
Le monde est perception
Son inconstance éclaire tes repères
 
Les lignes de fuites fixent des impressions
En faisant des courbettes au temps
Des signes s’agitent, mixent les relations
Mêlant silhouettes et gens
 
Tes sens te construisent une prison
Aux barreaux de verre
Tes sens te réalisent à l’unisson
Et ta peau se fait chère
 
Voici ton œuvre, ta construction
Née de ton essence particulière
Preuve de ton élaboration
De ta présence qui s’altère
 
La réalité traîne au lit
Sous les couvertures des émotions
La réalité mène ta vie
Et lui susurre ses orientations
 
Tes croyances portent ta croix
Anses posées sur l’épaule des questions
Tes croyances déportent tes choix
En résonance à de folles notions
 
Le sens leur donne un prix
Aux enchères de tes peurs
Le sens recolle leurs débris
Qui désespèrent tes heures
 
Le savoir montre du doigt
Donne à voir le revers des chimères
Le savoir démontre des lois
Comme un miroir se sert de la lumière
 
Mais l’essence de l’esprit
N’est faite que de rumeurs
Cette essence c’est du senti
Qui répète ses erreurs
 
De la naissance des pourquoi
Qui déclenchent les mystères
A l’inconstance des constats
Qui s’épanchent sur l’univers
 
L’existence chante une chanson
Dont les paroles se rêvent
L’existence est trame de fond
Une étole qu’on enlève.
 
Allover 2008

 

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8 janvier 2008 2 08 /01 /janvier /2008 19:47

Les pierres à huile caressent les lames étincelantes.

On prépare les faucheuses : rapières et lances.
Les prières, aux codicilles qui enflamment, grisantes
Font la victoire glorieuse par les airs de leurs stances.
 
La peur se cache dans les regards hypocrites,
La vantardise en étendard, les chevaliers rêvent.
Le cœur des lâches s’égare dans les accessits.
La couardise pour la gloire espérée fera grève.
 
Les chevaux trépignent au bruit des armes,
Les archets vérifient et rangent leur flèches.
Sans un mot, sans un signe, le bruit des larmes
Noyé dans la nuit est un bien étrange prêche.
 
Il pleut des coups,
Il pleut des larmes, sur le champ de bataille.
Les preux à genou,
Leurs os se décharnent dans le sang des représailles.
 
Il tombe des corps,
Enfermés dans des boites sanguinolentes.
Il tombe des morts,
Condamnés par un roi que la vie hante.
 
Tes yeux perçant le temps voient et pleurent,
Celui que tu appelais papa est seigneur de guerre.
Au milieu du sang ruisselant, ce roi aura peur,
Tout cela, pour un bouquet de fleurs éphémères.
 
Les pétales de la discordes, sa folie rampante,
Il les étiolera juste avant sa mort.
Tu vois la fin qui l’aborde, il cri dans sa tente.
Demain, pèsera la loi des remords.
 
Toi, sa fille qui ne prédit que les malheurs,
Cloîtrée dans la haute tour dominant la vallée,
Vois le prix que la vie paiera pour des fleurs,
Les armées dans un bruit sourd vont s’étriper.
 
Il pleut des coups,
Il pleut des larmes, sur le champ de bataille.
Les preux à genou,
Leurs os se décharnent dans le sang des représailles.
 
Il tombe des corps,
Enfermés dans des boites sanguinolentes.
Il tombe des morts,
Condamnés par un roi que la vie hante.
 
Allover 2007
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7 janvier 2008 1 07 /01 /janvier /2008 20:26

Mon cœur est rouge

Mon sang est rouge
Humaniste et rouge
Antifasciste et rouge
 
Je ne tiens pas à ma vie
c’est ma force, mon défi
Je vis pour mes amis
Même s’ils ne sont pas de mon avis
 
Mon vin est rouge
Mon chemin est rouge
Je vis et je bouge
Dans vos bouges
 
Mon destin se méfie
De l’écorce de l’esprit
Qui dit que tout a un prix
Même si le monde est infini
 
Démocrate et rouge
Ecarlate et rouge
Je suis rouge
De rage rouge
 
Je fais le plein dans la nuit,
Bombe le torse au moindre bruit
Je survis au mépris
Même si je suis incompris
 
Syndical et rouge
Cordial et rouge
Mon idéal est rouge
Ma morale est rouge
 
C’est mon idéologie
Car elle se bat pour autrui
J’ai choisi de défendre le petit
Même si je n’ai que railleries
 
International et rouge
Social et rouge
Parce que je bouge
Je suis rouge.

Allover 2008
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