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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 16:23

Sous la lumière d’une lune claire,

Il fait ses petits pas, ses entrechats.

Aucune souricière, même policière,

N’est arrivée à mater ce matou, là.

 

De gouttière, en gouttière,

De toit, en toit,

Quand l’astre de lumière

Rougeoie et s’en va,

 

Il sort de son repère

Défier le droit des propriétaires.

Leur or fait pour plaire,

Il sait très bien les en défaire.

 

Sautillant sur les tuiles grises,

Quand ils s’enveloppent dans leurs draps,

Il leur donne la joie exquise

De se faire voler par ce larron, là.

 

De rivière, en rivière,

De topaze, en grenat,

Il aime toutes les pierres

Quel que soit leur éclat.

 

Il est la terreur des diamantaires,

Son flair légendaire

Ne fait pas d’erreur, quand il se sert,

Il repère le vrai du verre

 

Mais, la carrière d’un monte en l’air

Ne peut finir qu’en contrebas.

Un matin d’hivers, sur des tuiles de verres,

Il glissa et fini tout en bas.

 

De civière, en cimetière,

De toit, en trépas,

sous la lueur stellaire,

« Patte de chat » trébucha.

 

Désormais, quand l’autre face de la terre

Reçoit la lumière qui lui échoie,

Les pattes de chats sur les gouttières

Sont un enfer pour les bourgeois.

 

Allover 2008

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13 juillet 2008 7 13 /07 /juillet /2008 12:20

Chat thon

 

C’est un chaton qui n’aimait pas le poisson,

Un poisson chat qui voulait se changer en thon,

Un thon, dans un bocal, où il tournait en rond,

Ronron qui régale, toute la journée le chaton

 

C’est un chapon qui rêvait d’autres horizons

D’être pinson et fuir la mortelle saison

Le pont que le chat devait garder des intrusions

Est la solution pour  sauver le chapon

 

Alors que le poisson-chat pond

Le chat se voit déjà tonton

Chat, ton flair, tes visions

Sont là que pour libérer le pont.

 

Le chaton te fait don de son imagination,

Chapon, soit fier, et traverse le pont.

Si sans raison tu chavirent du ponton

Le chat-thon t’attirera dans sa déraison

 

C’est un chat peau d’écaille, quelque peu canaille,

Sur son dos un détail : un texte en braille.

« Chat peau de paille fait pour les semailles

attend que s’en aille l’hivers et sa grisaille »

 

C’est un ponton fait de paille au bord d’un bocal rond

Sur les rotation d’un squale, les rêves d’un chaton

Font du thon, un cobaye qui se tord sans râle, au fond

De la solution vitale des vies brèves des poissons.

 

C’est un petit pois, son embonpoint le fait tout rond

Et, s’il ne fait diversion, il finira en bouillon,

Avec un petit poisson, qu’un don félin fit thon

En dix versions, pour libérer de sa condition, un chapon

 

Dans le bocal aux illusions, tourne l’imagination

D’un chaton libéré de sa mission

Il y voit des squales et des thons, l’ambition

D’un poisson né en prison.

 

Rien de spécial, juste l’illusion d’un chaton

Qui fit la libération d’un chapon

Et le chat pond en poisson des chat-thons

C’est la conclusion de mon évasion.

 

 

« Dans le rôle du Chaton, il y a Pompom

au chapeau de paille, de grande taille

Dans celui du chapon, il y a Pinson,

Venu au départ pour peindre les sons.

Celui du poisson est tenu par Gaston

Gaston qui a su faire illusion.

En jouant aussi le rôle du thon

Et vu le prix du poisson,

Merci Gaston ! »

 

Allover 2008

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4 juillet 2008 5 04 /07 /juillet /2008 19:39

Sol, lit d’aridité ,

Sec et froid à pleurer,

Au cœur de l’absurdité,

Le mépris est bien niché.

 

Seule et apeurée,

Recroquevillée,

Mon âme a pansé

Ses plais entrebâillées.

 

Support d’avidité,

Porte feuilles séchées,

Coffre fort mité,

Epris d’exister.

 

Etouffer l’altérité,

Sans un remord,

Plonger dans sa vérité,

Pour un record,

 

Triste société,

Où nul ne s’en sort,

Agite la liberté,

Ton illusoire trésor.

 

Fredonne l’air aimé,

Ton ultime sort.

Actionne la main armée,

Des rêves d’essors.

 

Si tu peux liberté,

Doigt de la mort,

Un peu te relever,

Qu’ils te croient encore.

 

Offrir, pour les efforts

De cette vie répétée,

Encore et encore,

Un avenir incarné.

 

Si tu pouvais mon amie

Ne serait-ce qu’un instant

Faire espérer en la vie

Et ce qu’elle a de plaisant

 

Enlevé à la nuit

L’inquiétant

Et redonner vie

Au passants

 

Sauce idéalisée par l’esprit

Née de l’inconstant

Donne un peu de goût à la vie

Et ses perles défilant

 

Le chapelet vit

La main tenue par le temps

Fait glisser les billes

Sur le filin tendu les reliant

 

Elles sont passées

Pour que naissent le présent

Les causalités

D’un univers s’enchaînant

 

Libères tes doigts de la mort

Pour t’éterniser

Croise les encore et encore

Pour exister.

 

Allover 2008

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31 mai 2008 6 31 /05 /mai /2008 18:09

Quand Clio s’endort aux berceuses d’Uranie,

Que Calliope conte ses essors portées par Polymnie,

Que reste-il des grands hommes, sous l’infini,

Alors que Melpomène chantonne leur tragédie.

 

Quand Thalie jongle avec les masques de la comédie,

Et que s’éteignent les artistes avant la fin de la nuit,

Que reste-il sous le dôme des vues de l’esprit,

Pour que les remords s’acquittent de l’envie.

 

Quand Terpsichore balance son corps, sans un bruit,

Qu’Euterpe décore de silence ses mélodies,

Que reste-il des fantômes de la mythologie,

Des forums où s’élevaient les belles élégies.

 

Quand Erato n’a plus sa lyre, ne joue que par dépit,

Les échos de la vertu, reniant la philosophie,

Que reste-il de ceux qui conquirent par leur génie,

Les monts de l’imprévus, en images et poésies.

 

Allover 2008

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25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 19:12

Aux premières lueurs de l’aube des amoureux,

Nous gravissons lentement la pente.

Nos trois frêles cœurs tambourinent anxieux,

Malgré les frissons tu es souriante.

 

Mon amour, ma femme,

Ce jour comme tu as souffert,

Ton courage sans larme,

Pour toujours, me fait père.

 

Mon regard porte la crainte et l’espérance,

La valise et le sac ne pèsent rien.

Nous voilà dans l’enceinte de sa naissance,

Je maîtrise mes émois et te soutiens.

 

Mon amour, ma flamme,

Mon secours en enfer

N’est pas lourd et acclame

La mise au jour de notre chair.

 

Les machines ont tissé leur toile,

Les courbes tracent ta rythmique,

Tu es sublime, mon aimée, mon étoile,

Dans les fils et leur trame électrique,

 

Mon amour, ma femme,

Futile face à ta douleur,

Le velours de mon âme

Ne ventile hélas que de l’air.

 

Je n’ai pas vu passer ces longues heures,

Où pour te soulager, je voulais souffrir,

Où j’ai pourchassé tes sombres humeurs,

Partagé les mots pour te faire sourire.

 

Mon amour, ma flamme,

Inutile avec mes terreurs,

Un souffle de drames

M’obnubile à l’intérieur.

 

Signes et visions, naissant de ce lien

Qui nous a mené dans ce lieu hors du temps,

Tissent des prémonitions de chagrins

Que je chasse pour laisser place au printemps.

 

Mon amour, ma femme,

J’ai suspendu mon cœur

A l’électrocardiogramme

Et j’ai su ce qu’est la peur.

 

A la délivrance du message de notre vie,

Quand notre fils ouvrit les yeux sur le monde,

Souffrances et nuages se sont évanouis,

Une larme glisse, tu souris au fruit de notre ronde.

 

Mon amour, ma flamme,

Toi qui est ma lueur,

Mon amour, ma femme,

Qui fait mon bonheur,

Nos jours s’amalgament

Et deviennent ternaires,

Les contours de nos âmes

Embrassent l’univers.

 

Allover 2008

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17 mai 2008 6 17 /05 /mai /2008 17:50

Les anges ne pleurent pas,

Ils font des perles de rosée,

Qui se mélangent aux cœurs froids

Pour qu’y germe la beauté.

 

Les anges ne meurent pas,

Ils se fondent aux cieux étoilés,

Y langent leur désarroi

Et renaissent les yeux éclairés.

 

Si les anges sont tristes parfois,

Ils sanglotent de brèves mélopées,

Sur l’étrange piste de l’émoi

pour voir les rêves s’y abreuver.

 

Mais les anges sont comme toi,

Fait de larmes et de sourires gênés

Qui s’arrangent pour que la joie

S’exclame et délivre ses rires légers.

 

Mais les anges sont comme ça,

Entre grisaille et jours ensoleillés,

Ils échangent leurs embarras

Pour les semailles de la gaieté.

 

Les anges ne pleurent pas,

Ils font des perles de rosée,

En louange à ce constat :

Nos secondes sont rareté.

 

Allover 2008

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17 mai 2008 6 17 /05 /mai /2008 10:43

Ils voudraient nous faire croire que la grève c’est dépassé,

Que pour changer l’histoire, il suffit de voter,

Leur donner le pouvoir et les laisser ronger

Nos espoirs et nos libertés

 

Ils ont cité Jaurès pour enterrer Zola,

Bâillonné la presse, manipulé leur voix.

Leur triste messe, pour limiter le droit,

Ne sent que l’ivresse de l’argent roi.

 

Sous les beaux gants de velours molletonnés,

Sens-tu bouger leurs griffes acérés ?

Les loups sont souvent déguisés en bergers,

Et les moutons choisissent leur boucher.

 

Ils disent que l’humanité est sans foi ni loi,

Qu’il faut cesser de lever le doigt,

Qu’il faut se réaliser contre soi :

S’entretuer par choix.

 

Ils voudraient ne nous laisser voir que la fatalité

D’un monde qui ne peut que se dégrader.

Ils nous culpabilisent pour mieux nous étriper,

Qu’on succombe aux lois de la voracité.

 

Ils ont cité Jaurès pour enterrer Zola,

Misé sur la détresse pour faire leur gras.

Ils jouent de la vitesse pour tuer le débat,

Louent la bassesse du chacun pour soi.

 

Ils scandent que féodale sera la modernité,

Que le mal est dans la solidarité,

Prétendent que le social c’est démodé,

Que pour le moral, il faut saigner.

 

Ils ont réveillé Jaurès et aussi Zola,

Voici que se tressent les bras.

L’activité qui cesse est contre poids

A la détresse de ceux d’en bas.

 

Ils ont réveillé Jaurès et aussi Zola,

Les pas se pressent sous les portes voix,

Puisque les promesses de l’argent roi

Font la détresse, qui les emportera.

 

Allover 2008

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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 18:32

Puisque les anges savent sourire,

Que les étoiles brillent toujours après leur mort,

Puisque le passé se garde en souvenir ,

Sous des pétales de velours, tel un trésor,

 

Puisque la vie n’est que consultative,

Et que l’espoir qui se construit d’amour

Porte en lui ce qui fait qu’elle s’active,

Comment croire qu’elle finisse un jour.

 

Puisque tes yeux ne peuvent se ternir,

Que je devine, pour toi, un avenir radieux,

Puisque des cieux pleuvent les désirs

Qui irriguent les essarts où fleurissent tes vœux.

 

Puisque chaque nuit tu peux partir,

Dans les nuages et le ciel bleu,

Que ton esprit peut contenir

Tous les messages des dieux,

 

Comment croire qu’elle puisse finir

Cette danse où le probable est merveilleux,

Le présent que ton regard inspire

A la chance d’être présentable si tu le veux.

 

Allover 2008

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30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 23:22

Nous partîmes légion,

Un seul arriva.

A lui, la fusion.

A nous, le trépas.

 

Nous nous préparions,

Sans savoir pourquoi.

Quand un puissant frisson,

Nous précipita.

 

Dans la plus grande confusion,

On se repousse et on se débat.

Ceux qui sentent leurs contusions

Lèvent le pouce et croisent les bras.

 

Quelle étrange mission,

Où un seul passera la paroi.

L’avalanche d’impulsions

Avait initié notre combat.

 

Lancés sans connaître la raison,

Sensée revenir au lauréat,

Condamnés à être en sélection,

A danser ses drôles de pas.

 

A accorder une partition,

Sans avoir le choix.

Aux envolés de l’évolution,

Rejouer sa voie.

 

Allover 2008

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18 mars 2008 2 18 /03 /mars /2008 22:04
Peut être, pour ne pas m’aigrir,
Un régime d’expansion,
Quelques lettres qui soutirent,
En rimes, mes frissons.
 
Et la petite vie s’étend,
Dans un rêve infini,
Multiplie les plis du temps,
Se relève et prie.
 
Peut être, pour ne pas vieillir,
Retenir les saisons,
Eviter de mourir,
Maintenir un son.
 
Et quand la pluie reprend,
Je crève d’envie,
Que cette vie qui me prend
Achève la nuit.
 
Peut être, pour être plus grand
Et surtout, revenir
Quand passé et présent
N’auront plus rien à me dire.
 
Alors que l’ennui s’éprend
De l’envie d’écrire,
Que les ennuis courants
Reprennent leur navire,
 
Peut être, me sentant grand,
Je donne à mes soupirs
Des airs chantants,
Un sens à construire.
 
Les vers, se combinant,
Laissent sortir
Ce qui se ressent,
Des mots martyrs.
 

Allover 2008

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