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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 07:32
 
Tu fermes les yeux, tu repenses
Tu vois les lieux de ton enfance,
tes prières et leurs offenses,
leur bière et tes silences.
 
Tu te souviens, elles te reviennent,
presque rien, de petites peines,
ton cœur qui saigne
tes peurs soudaines
 
A l’époque où le regard des hommes
n’était pas courtois
A l’époque où les espoirs des hommes
n’étaient pas pour toi
 
Tu vois mieux leur cynique transe,
ceux qui refusaient que tu danses.
Tu appréciais leur présence,
eux jouaient l’ignorance.
 
Tu te souviens, ils te reviennent
chagrins et solitudes quotidiennes,
les heures anciennes,
tes pleurs et tes gênes.
 
A l’époque où la fameuse star blonde,
ce n’était pas toi
A l’époque où la malheureuse ronde,
c’était toujours toi
 
Sous tes paupières s’éclaire l’existence
Avant la lumière, tu fus transparence
Juste une absence
Sans consistance
 
Tu te souviens, ils te reviennent
les dédains d’avant ton règne,
cette pâleur pérenne,
cette douleur qui traîne.
 
A l’époque où les hommes
Ne se souciaient pas de toi
A l’époque où les hommes
Imposaient leur loi
  
Et si tu croyais en ta chance,
ils t’oubliaient avec insistance.
Tu te trouvais trop imposante
et rêvais d’être inexistante.
 
Tu te rappelles, tu es pensive,
ces belles fines et lascives,
les Messaline qui salivent,
les copines compréhensives.
 
A l’époque où les caresses sous la tonnelle
n’étaient pas pour toi
A l’époque où les délicatesses sensuelles,
tu ne les attendais même pas
 
Si un jolie minois s’avance,
oublie ton poids et sa sentence,
tu la revois la concurrence,
tu fais une croix sur la romance.
 
Tu te rappelles, tu es pensive.
Tu vois ces demoiselles chétives,
leurs mesquines approches rétives
et ta déprime affective
 
A l’époque où les messieurs romantiques,
tu ne les inspirais pas
A l’époque où tes yeux féeriques
ne dictaient pas leur loi
 
Tu savais cacher tes souffrances.
Nul ne voyait leur conséquences.
Derrière tes rires de circonstances,
Milles soupires subtils se balancent
 
Tu penses à ces années difficiles.
L’existence n’était pas facile.
Il vint un jour te trouva fragile,
fît sa court et des blagues débiles.
 
A l’époque où les hommes étaient cruels
avec toi
A l’époque où personne même virtuel
ne pensait à toi
  
L’avenir devait être Byzance.
Et il t’a passé une alliance.
Vinrent les plaisirs des naissances.
Tu te laissais bercer d’espérances.
 
Tu entends vos rires futiles,
ponctués de crises inutiles,
les énervements faciles,
les revirements habiles
 
A l’époque où tu pensais toucher
l’amour de tes doigts
A l’époque où tu croyais qu’il aimerait
toujours tes choix
 
Il t’avais promis de belles vacances.
Il te mena au bout de la France.
Pour toi, ce n’était pas la plaisance.
Tu avais rêvé d’aventure et d’errance.
 
Elles te reviennent toutes ses excuses,
tous ses je t’aime de ruse
Et tu refermes les paupières
pour y voir plus claire
 
A l’époque où les hommes
n’avaient pas peur de toi
A l’époque où les hommes
imposaient leur loi
 
Tu es seule , dans l’indifférence.
Un destin cruel fit ta désespérance.
Devant le vide de cette absence,
tu décides de faire pénitence
 
tu te souviens de ces crises de puces,
de ces interventions à la russe,
des missions humanitaires
enlisées tout près de l’enfer.
 
A l’époque où tes pulsions,
tu les gardais pour toi
A l’époque où tes frissons,
te donnaient froid
 
Tu te rappelles, tu avais confiance,
rires artificiels et fausses confidences.
La disparition cruelle, tu la compenses.
Seule dans ta tourelle, tu fais résistance
 
Quand corps et âme emmêlent leur lignes
autour de ton drame, tu te crois indigne.
Les autres te blâment, te trouvent chagrine.
Tu te fous des grammes, tu remplis ton vide
 
A l’époque où ton royaume
n’existait pas
A l’époque où un fantôme
hantait tes mea culpa
 
Et un jour, tu a décidé d’ouvrir les yeux,
tes contours fondirent sous leur bleu.
Tu fis le tour de ces soupirs insidieux ;
ton discours cessa de maudire les dieux.
 
Et ce jour fût le plus merveilleux,
tu donnas au monde de beaux cieux.
Tant d’amour et ton sourire gracieux
s’illuminent sous le velours de tes yeux.
 
A l’époque où le monde
rayonna
A l’époque où le monde
t’adora
 
Ils sont légion tes adorateurs,
liés par la passion et la ferveur.
Ils ignorent les raisons de tes humeurs
et cherchent l’occasion sans pudeur.
 
Rien à regretter, dans cette histoire :
il n’y a pas d’éternité Sans mémoire.
Et cette douleur, ce désespoir
ont fait la douceur de ton regard.
 
Vins le temps, des frissons
sous ton aura
Vins le temps, des chansons
que tu m’inspiras…
 
Allover 2006
 

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