Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
9 novembre 2007 5 09 /11 /novembre /2007 07:48
Je viens d’un autre monde pour tourner autour du tien
Aérien, je plonge ma fragilité dans tes mains
Mon destin d’outre-tombe a contourné de lourds chagrins
Et craint que ses songes ne servent à rien

Je viens d’un autre univers où les mots sont divins
Mes embruns sur ton cœur ne sont rien
Clandestin d’une autre terre, je survole ton jardin
Ce matin, ma fleur, je me suis senti orphelin

Il tourne autour du monde, sans se fatiguer,
t’observe et compose avec ta beauté.
Il tourne, sans honte, toujours à tes côtés
ses vers et sa prose son ta destiné

Je viens de l’enfer pour voir tes yeux cristallins
Un lutin qui espère devenir humain
Un saint qui puisse te plaire et être ton bien
Un chien qui s’affaire à devenir tien

Je viens d’un autre désert où je n’étais qu’un gamin
Et les diablotins raillaient mes airs anodins
Les terriens montraient mes vers et en faisait du baratin
Mais leur train-train tressaille de mon air serein

Il séjourne autour de ton monde, sans abdiquer
et te réserve sa faconde et son amitié.
Il séjourne près de l’amour de ta beauté
et, même acerbe, il est toujours dévoué.

Je viens d’un autre conte où j’étais un prince mondain
Mon destin de comte devait me faire paladin
En chemin, j’ai laissé mes comptes et mon maigre butin
Lointain, mon monde ne saurait être sans le tien

Je viens t’apporter le cœur d’un ancien tribun
qu’un merlin mis au fers dans ton fortin
il portera la chaleur quand ton être sera chagrin
à tous les méridiens de la terre, sans fin

Il détourne le jour pour éclairer ton âme
et, à chaque détour, ravive sa flamme.
Il détourne le court de ta vie et ses drames
et, à chaque tour, il est ravi de voir sa dame.

Je viens d’un ailleurs, où j’étais surhumain,
gardien de la candeur de nos cher chérubins.
J’étais là dans un coin un austère collégien
déjà, je rêvai de tes couleurs et de notre lien.

Je viens pour te plaire, mais j’étais déjà là, non loin,
presque un rien, un éclair dans tes yeux de félin
Tu te souviens ? Je faisais mes premiers pas aériens,
et tu regardais au loin quand je te tendais les mains

Il contourne les questions et leur drame
Il tourne autour de ton charme
Il contourne la raison et son vacarme
Il tourne autour sans alarme

Je suis venu pour toi d’une autre terre
Je t’ai élue, ma loi, ma prière
Je suivrai tes pas et saurai me taire
Je vois déjà un peu de ton mystère

Allover 2006

Partager cet article

Repost 0
Published by Allover
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de Allover
  • : Quelques mots qui riment...
  • Contact

Recherche

Liens